Habitat : on planche sur les bidonvilles,

Le Minhdu et ses partenaires se sont réunis le 29 janvier à Yaoundé afin d’évaluer les leviers à activer pour changer les visages des villes camerounaises.

Avec 45% de citadins vivant dans les quartiers précaires au Cameroun, notamment près de six millions de personnes, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) a inscrit aux rangs de ses priorités, l’amélioration des conditions de vie de ces habitants. Surtout qu’avec le développement des bidonvilles, les infrastructures et services sociaux de base sont souvent rares ou encore difficiles d’accès.

Au-delà des descentes effectuées ces derniers temps dans des quartiers de Yaoundé par le ministre Célestine Ketcha Courtès, le Programme participatif d’amélioration des bidonvilles (PPAB), lancé en 2008 par l’Onu-Habitat n’a pas été oublié. Il s’est déployé à Nkolbikok à Yaoundé, Afan Mabe à Kribi II et à Sisia Quater à Bamenda III. Des études sont aussi en cours de réception à Douala, Bafoussam, Garoua, entre autres.

Le 29 janvier à Yaoundé, le Minhdu a abrité l’atelier de capitalisation des leçons du PPAB afin que soit arrêté ce qu’il y a lieu de faire dans ces localités et dans bien d’autres, pour les améliorer.  Aux côtés du chef de département, Célestine Ketcha Courtès, et de ses proches collaborateurs, il y avait entre autres, les représentants des administrations, des collectivités territoriales décentralisées et des organisations de la société civile.

D’après Sipliant Takougang, coordonnateur du programme de gouvernance urbaine au Minhdu, « comme le programme vise la participation du grand nombre, nous nous sommes réunis pour nous entendre sur la manière d’améliorer les conditions de vie dans les bidonvilles. Notamment pour savoir en quoi va consister l’amélioration des bidonvilles.

Est-ce qu’il s’agira de transformer Nkolbikok en Paris ou d’améliorer l’accès à l’eau, à l’électricité ou à l’assainissement ? C’est ainsi que nous pourrons mieux répliquer pour faire face aux questions financière et foncière qui sont les plus compliquées. »  Pour Kerstin Sommer, chef de l’unité PPAB Onu-Habitat, « il est possible de transformer les bidonvilles. Il faut seulement bien réfléchir sur les actes à poser en développant une approche nationale.»

En attendant le plan d’action devant être arrêté, Célestine Ketcha Courtès a indiqué que conscient du nombre important de personnes vivant dans les bidonvilles, le gouvernement a engagé un ensemble d’initiatives visant à renverser la tendance. Il y a le renforcement de l’offre en logements décents et la mise à niveau des quartiers dégradés.  

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