Douala: les laveurs de la place du Gouvernement sollicitent une rencontre

Ils souhaiteraient échanger avec des responsables de la Communauté urbaine de Douala, après une interdiction du délégué du gouvernement.

Bonanjo, place du Gouvernement ce 30 janvier 2019. Comme tous les jours, les alentours de ce grand jardin public du quartier administratif de Douala bouillonnent d’activité. Notamment celle des laveurs de voiture. On pourrait croire qu’il n’existe pas un communiqué du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (Cud), datant du 23 janvier, qui « informe les promoteurs des laveries de véhicules aux alentours de la place du Gouvernement et les propriétaires desdits véhicules, que cette activité est strictement interdite sur ce site. »

Alors on continue à laver, on « attaque » les voitures qui passent et qui cherchent où garer, on a même ses « assos », ceux qui viennent régulièrement suivre leurs dossiers ou autres à Bonanjo. Ou qui y travaillent, tout simplement. Et que font donc les laveurs du communiqué ? En réalité, ils sont habitués à ces sommations.  « C’est la 4e ou 5e fois », indique Olivier, l’un des doyens de la « laverie », exerçant depuis dix ans. Même son de cloche chez Thomas, quatre ans sur les lieux, qui présente même le communiqué : « J’ai plusieurs photocopies. C’est pour mieux expliquer aux collègues de quoi il s’agit. » Mais l’un comme l’autre ont tôt fait de préciser : « Nous ne faisons pas de bras-de-fer avec l’autorité. »

En fait, comme l’explique Lucas, un autre doyen dont la présence à la « laverie » de la place du Gouvernement va chercher dans les 20 ans, les laveurs aimeraient bien avoir un interlocuteur pour soumettre leurs propositions. Même s’il avoue qu’ils ont rencontré un responsable de la Cud il y a quelques années. Mais leurs suggestions n’avaient pas été entendues.

Alors, ils souhaiteraient réitérer l’expérience… avec le délégué en personne, ajoute Olivier. Sa proposition, c’est qu’on leur trouve un autre site, ils n’ont pas où aller et cette activité leur permet de nourrir leurs familles. Le jeune Thomas lui suggère même que la Cud les emploie.

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