«... nous avons identifié un besoin technique important du MATGENIE »

Yann Le Naour, Directeur General, Dem Cameroun.

Vous venez de vous engager dans un partenariat avec l’Etat du Cameroun. Qu'est-ce que le Cameroun a à gagner dans cet accord?

Le projet de partenariat entre Dem Cameroun et le MATGENIE a démarré il y a plusieurs années dans le cadre de la politique voulue par le chef de l’Etat en matière de décentralisation et principalement le désenclavement de certaines régions. Il a été établi que les infrastructures routières étaient prioritaires et ceci, avant de nouvelles étapes liées par exemple à la mécanisation de l’agriculture que nous envisageons également, parce que nous sommes leader mondial dans la fourniture des matériels agricoles. Dans ce cadre-là, nous avons identifié un besoin technique important du MATGENIE qui est la société nationale en charge du parc d’engins ainsi que la réalisation des travaux. Après les études de faisabilité, nous sommes arrivés à un consensus pour leur fournir 669 équipements dans une première phase. Il s’agit d’un accompagnement total. Par exemple, on va encadrer les brigades régionales qui sont réparties sur l’ensemble du territoire pour assurer la bonne utilisation de ces machines. Nous allons également créer quatre centres de formation afin de permettre un transfert de compétences et de technologies. Fournir de bonnes machines c’est bien, mais il faut savoir s’en servir.

Quels sont les équipements que vous allez fournir ?

La liste va de la pelleteuse aux camions, en passant par les porte-chars. C’est tout ce qui peut être lié à la création, l’entretien, la restructuration des infrastructures routières, mais également au fonctionnement de ce qu’on appelle les ouvrages d’art … Le MATGENIE va être le détenteur d’un parc-matériel permettant au gouvernement de s’émanciper de certaines sociétés internationales et de pouvoir gérer des projets nationaux en interne.

Quelle est la durée de la convention ?

La fourniture des équipements est prévue dans notre accompagnement sur un minimum de deux ans mais le gouvernement, dans le cadre de l’accompagnement s’est réservé le droit de prolonger cet accompagnement technique d’au moins douze mois. Donc, en fonction de l’évolution du parc machine, des chantiers et des priorités du gouver nement, on a laissé la porte ouverte à toute évolution possible au fur et à mesure. L’enveloppe dédiée est de 140 millions d’euros (environ 157 milliards de F). C’est un crédit financé à 100% par nos partenaires et assuré par l’Etat belge. C’est bien un partenariat à intérêt étatique. Le coût et les conditions financières sont très attractifs sinon l’Etat serait allé chez un autre partenaire. A partir de là, je peux dire que le contrat a besoin d’un financement et d’un accompagnement d’au moins sept ans.

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