Don de sang: la solidarité du CERAC

L’association caritative fondée par la première dame, Chantal Biya, est en action depuis hier au campus de l’Université protestante d’Afrique centrale à Yaoundé.

L’espace de deux journées, le Cercle des Amis du Cameroun (Cerac) a pris ses quartiers au campus de l’Université protestante d’Afrique centrale (Upac). C’est dans le cadre de ses activités relatives à la célébration de la 53e édition de la Fête de la jeunesse. Dans cette mouvance, l’association caritative fondée par l’épouse du chef de l’Etat, Mme Chantal Biya, organise depuis hier une opération de don de sang. Les enjeux ont au préalable été expliqués aux étudiants, corps enseignant et personnel de l’institution universitaire par le secrétaire permanent du Programme national de transfusion sanguine, Dr Appolonie Noah Owona.

De son bref exposé, il est apparu que les pénuries de sang dans les banques spécialisées et les hôpitaux du pays consti tuent un véritable fléau en matière de santé. « Le don de sang est un geste de solidarité qui permet de sauver des vies. Il intervient généralement en situation d’urgence : cas d’accidentés de la route ou femmes en couche. Il n’y a aucun médicament capable de substituer le sang. C’est pourquoi nous sensibilisons les communautés, -dont les étudiants constituent un important vivier-, à se mobiliser pour donner un peu de sang. Nous sommes infiniment reconnaissant au Cerac et à Mme Chantal Biya pour leur contribution à cette œuvre », a dit Dr Appolonie Noah Owona. Le recteur de l’Upac, établissement universitaire dont l’engagement dans cette cause a été également loué, a vu en l’action du Cerac une œuvre diaconale.

Tant elle contribue à sauver des vies et à former une jeunesse responsable. Sur le campus, le Cerac a mobilisé des équipes spécialisées de trois formations sanitaires: l’hôpital Jamot, l’hôpital militaire et l’hôpital central. Les candidats au don de sang parcourent quatre étapes. Après l’accueil par les dames de l’association, place à la prise des paramètres dans un poste particulier. « Si les paramètres sont bons, on peut alors en registrer le candidat et procéder au prélèvement du sang. Dans les paramètres, on regarde le poids, si la personne n’est pas anémiée, quand c’est une femme si elle n’a pas eu ses menstrues récemment, entre autres », explique une préposée.

Après le prélèvement, une aire de repos a été prévue, de même qu’un point de collation. Ce n’est pas la première fois que le Cerac agit en faveur de la collecte de don de sang. « Nous avons commencé cette activité avec l’accident ferroviaire d’Eséka : il y avait un besoin criard en sang. L’opération avait alors été un succès parce que nous étions parties pour une collecte de 300 poches de sang par jour, mais nous avons atteint 400. Et le lendemain, nous étions obligées de recommencer », explique Mme Aïssa Motaze, la secrétaire générale de l’Association.

Au regard de ce succès, l’association a vu la nécessité de pérenniser l’opération. D’où son introduction dans le plan d’action chaque année. Aujourd’hui à l’Upac, le Cerac va, en plus de la collecte de don de sang, organiser des activités de sensibilisation sur les IST, le Vih/Sida, la citoyenneté et les risques liés aux réseaux sociaux.

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