Présidentielle nigériane: le sprint final

A 48 heures de la clôture de la campagne, les candidats multiplient les meetings pour convaincre les indécis.

Hier, le président sortant, Muhammadu Buhari, candidat à sa propre succession était à la rencontre des électeurs dans la ville de PortHarcourt. Il y a délivré le message qui est le sien depuis le début de la campagne. A savoir qu’il a besoin d’un nouveau bail pour parachever son œuvre à la tête du Nigeria. Ce mercredi, il est annoncé à Abuja, la capitale fédérale pour une rencontre avec les électeurs.

Demain, il sera à Katsina dans le nord du pays qui constitue son fief. Au sein de son état-major, l’on ne dit rien du lieu de son ultime meeting prévu vendredi, veille de l’élection. Pour sa part, le principal challenger de Muhammadu Buhari, l’ancien vice-président Atiku Abubakar, était mardi à Lagos pour un grand meeting. Dans le même temps à Abuja, son quartier général de campagne n’a pas désempli. Les sympathisants du People’s Democratic Party (PDP) ont envahi les lieux pour s’enquérir de la situation de leur champion.

Et l’optimisme est de mise. Au PDP, on croit dur comme fer en la victoire d’Atiku Abubakar, malgré le fait que plusieurs sondages relayés par la presse locale, accordent la victoire au président sortant, Muhammadu Buhari. Au demeurant, ces dernières heures la tension est montée d’un cran dans la campagne et les deux camps s’accusent mutuellement de se préparer à frauder samedi prochain. Mais, aucun des deux camps n’est encore parvenu à apporter la preuve de ses allégations. L’incendie de deux bureaux de la Commission nationale électorale indépendante (INEC) avec une destruction du matériel électoral est venu jeter un voile supplémentaire d’inquiétude dans les esprits. Toujours est-il que du côté de l’INEC, l’on se veut rassurant sur la bonne tenue du scrutin de samedi et sur les mesures prises pour que les électeurs puissent voter en toute sécurité.

L’escalade verbale entre les candidats n’est pas prise à la légère. A cet effet, les candidats à la présidentielle doivent signer un engagement solennel pour respecter les règles démocratiques et surtout le verdict des urnes. Ce mercredi, cet accord doit être officiellement formalisé. Initialement, l’ancien président américain, Bill Clinton devait y prendre part en compagnie de la secrétaire générale du Common wealth, Patricia Scotland, et l’ancien président nigérian Abdulsallami Abubakar. Bill Clinton s’est désisté lundi par crainte que son implication ne soit mal interprétée par certains acteurs. Mais, il a toutefois promis de parler aux deux principaux candidats à la présidentielle afin de les sensibiliser sur la nécessité d’un vote apaisé.

Par ailleurs, l’élection de samedi prochain va enregistrer un nombre important d’observateurs électo raux nationaux et internationaux. Ils sont déjà pour la plupart dans le pays et multiplient les messages d’explication en direction des électeurs. Après avoir décrié l’attitude de certaines organisations internationales en charge de la supervision des élections, l’entourage du président sortant, Muhammadu Buhari est revenu à de meilleurs sentiments et tout est mis en œuvre pour faciliter le travail de tous les observateurs sur le terrain.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category