Investissements en Allemagne: l’Afrique étale son charme

Le 3e sommet économique germanoafricain qui s’achève ce jour à Accra au Ghana entend créer une plateforme de dialogue entre opérateurs économiques des deux espaces.

Réunis depuis lundi 10 février 2019 à Accra au Ghana dans le cadre du troisième sommet économique Allemagne- Afrique, quelque 500 investisseurs et politiques allemands et africains se séparent ce mercredi, 13 février 2019 au terme de trois jours de réflexion. Ce rendez-vous économique a été l’occasion pour les participants d’examiner les conditions de création d’une plateforme commune de dialogue entre investisseurs allemands et africains.

En présence de Gerd Muller, ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, et de Thomas Bareiss, vice-ministre allemand de l’Economie et de l’Énergie, la rencontre de la capitale a également permis d’échanger sur l’amélioration du climat des affaires. Surtout qu’elle se tient dans un contexte où plusieurs économies du continent se caractérisent par une diversification et connaissent une croissance remarquable.

Par ce rapprochement, le gouvernement fédéral allemand ambitionne d’accroître le volume des échanges avec l’Afrique subsaharienne. D’après Afrika-Verein, de l’association de promotion des relations économiques entre les pays africains et l’Allemagne, 800 entreprises allemandes ont créé plus de 200 000 emplois à travers le continent. En 2017, le volume des échanges s’élevait à environ 26 milliards d’euros, soit plus de 17 000 milliards de F.

Des statistiques qui laissent Berlin sur sa faim d’autant plus que l’Initiative «Compact with Africa», annoncée il y a deux ans, posait déjà les jalons de cette coopération économique. Alors en visite au Ghana en août 2018, la chancelière allemande avait parlé de partenariats «gagnant-gagnant». Comme l’a souligné Thomas Bareiss, il est question pour l’Allemagne, moins présente économiquement en Afrique, de redoubler d’ardeur pour rattraper le grand retard. «Nous voulons resserrer notre réseau avec l’Afrique subsaharienne.

En particulier, nous souhaitons aider les petites et moyennes entreprises à se rapprocher davantage des marchés de croissance africains et les accompagner encore plus efficacement au moyen d’instruments innovants », a déclaré le vice-ministre fédéral de l’Économie et de l’Énergie. Les domaines ciblés sont les technologies et les populations locales.

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