Yaoundé : les activités de la police municipale suspendues pour un mois

La mesure a été prise par le préfet du Mfoundi suite à une attaque de moto-taximen contre la mairie de Yaoundé Ier.

L’ambiance qui règne au niveau de la mairie de Yaoundé Ier ce mardi 13 février est loin de l’ordinaire. Plus de 200 motos taximen ont bloqué la Rue Ceper pour exprimer leur mécontentement. Suite à une altercation entre les agents de la police municipale et un moto-taximan à au lieu-dit Montée Manguiers, les moto-taximen ont décidé d’en découdre avec la police municipale. Armés de bâtons, cailloux, gourdins et machettes pour certains, ils se montrent intraitables face à la trentaine d’éléments des forces de l’ordre qui tentent d’apaiser la tension. « Nous voulons entrer, laissez nous en finir avec eux », crient-ils, en essayant de forcer le passage pour accéder à l’intérieur de la mairie. Dans la mairie, toutes les activités sont suspendues. L’accès est prohibé, même pour les usagers.

« Tout a commencé à Elig-Edzoa où l’on a arrêté un conducteur de moto-taxi. Il n’avait aucun papier avec lui. Ni pour lui-même, ni pour la moto. Et il avait traversé la zone interdite. Un fait qui est qualifié comme infraction. Le garçon à qui on a pris la moto s’est mis à se rouler par terre, et c’est alors que ses confrères ont dit que les éléments de la commune en train de brutaliser leur frère, pourtant c’était faux. Notre rôle est de lutter contre le désordre urbain, et comme ils ne veulent pas accepter cela, ils se dressent contre nous », explique Didier Onana Belobo, maire de la commune de Yaoundé Ier. En représailles, les mototaxis-men ont brûlé un véhicule et une moto appartenant à la mairie. Ils ont également cassé les portes. Plusieurs motos mises en fourrière ont été emportées.

Le sous-préfet de Yaoundé Ier est descendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Jusqu’au moment où nous quittions les lieux, la tension était toujours palpable. « Nous ne pouvons pas circuler librement dans la ville. La police municipale nous réclame de l’argent tout le temps. Nous voulons la libre circulation dans tous les arrondissements de Yaoundé une fois que nous avons payé les impôts », réclament les motos-taximen. En attendant de trouver un terrain d’entente favorable, les activités de la police municipale ont été suspendues dans le Mfoundi pour un durée d’un mois renouvelable, d’après arrêté signé par le préfet Jean-Claude Tsila.   

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