Industries animales: 1,2 milliard investi dans le porc au Cameroun

L’agropole de production, commercialisation et transformation de viande a été lancé mardi à Dibang.

28 opérateurs locaux de la filière viande porcine se sont regroupés pour faire évoluer leurs affaires. Ces éleveurs de Boumnyebel et ses environs veulent passer d’une production de 60 à 377 tonnes de viande de porc. Et donc partir d’une production d’environ 1600 porcelets à un peu plus de 4700. Le coût global du projet est estimé à 1,2 milliards de F. Pour soutenir l’initiative, le programme Agropoles a doté l’équipe de 400 millions de F, soit 35% du montant du projet. La signature de la convention de partenariat a eu lieu mardi dernier à Dibang, dans le Nyong-et-Kelle. L’appui de l’Etat à ces promoteurs va être injecté dans la construction de bâtiments d’élevage et d’un hall de vente, la mise en place d’une unité de fabrique d’aliments, l’acquisition de moyens de transport des différents produits (camions frigorifiques et de livraison). Il s’agira aussi de construire des vitrines de boucherie moderne avec chambre froide, des puits/forages équipés de pompes et des plaques solaires, ainsi que de mettre en place une unité d’abattage et des magasins de stockage.
Les promoteurs de l’agropole de production, de transformation et de commercialisation de la viande porcine de Boumnyebel et ses environs participent à ce projet à hauteur de 800 millions de F. Selon Joséphine Etobe Ngo Nndoum, promotrice, l’objectif à terme est que « la viande de porc devienne accessible à tous et qu’elle fasse vivre son homme ». Pour le moment, l’agropole dispose « d’un bâtiment de 30 mètres sur 15 devant abriter 150 porcs. D’ici un an, nous allons consommer les 400 millions fournis par l’Etat », a affirmé la promotrice.
Lors de la signature de convention, le coordonnateur du programme Agropoles, Adrian Ngo'o Bitomo, représentant du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), a rappelé que : « Les pouvoirs publics encouragent toute initiative tendant à investir dans l’agro-industrie afin de réduire, voire inverser la tendance à l’importation des matières agricoles et sylvicoles de grande consommation que sont les céréales, les protéines animales, les meubles». Aussi, le coordonnateur a-t-il précisé que les ressources mises à la disposition de cet agropole sont des deniers publics qui devraient être gérés avec minutie et feront l’objet d’un suivi rigoureux. 
 

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