Barrage de Bini à Warak va se construire

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale et celui en charge de l'Eau et de l'Energie ont présidé une séance de travail mercredi dernier à Bini.

Ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement dans la localité de Bini, située dans le département de la Vina, région de l'Adamaoua. Localité qui devra abriter d'ici quelques années, un barrage hydroélectrique, d’une capacité installée de 75 Mw. Les employés et la population n'avaient qu'une seule question aux lèvres. « Est-ce que le projet de construction du barrage va se poursuivre ? Et quel est le sort réservé aux employés licenciés lors de l'arrêt des travaux ? » Cette préoccupation est d'ailleurs revenue lors des discours prononcés par le représentant du maire de Ngan-Ha, commune abritant le barrage, et du chef, Saliou Saoumboum.

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En dehors de leur inquiétude sur l'avancement des travaux, les deux intervenants ont souhaité que les employés licenciés soient recrutés à nouveau, et que les jeunes de l'Adamaoua en général et de Ngan-Ha en particulier soient les premiers à bénéficier de ces emplois. On a poussé un ouf de soulagement lorsque Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS) a pris la parole.

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«Lorsque les travaux vont reprendre, ceux qui ont été licenciés ou mis en chômage technique seront prioritaires. Et ce sont les délégués du personnel qui doivent y veiller », a-t-il martelé, provoquant une salve d'applaudissements au sein des employés.

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Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l'Eau et de l'Energie de son côté, s'est voulu aussi rassurant. «Le barrage de Bini à Warak va se construire. C'est une infrastructure essentielle dans le système électrique du Cameroun en général et du Septentrion en particulier. Grâce à ce barrage, nous avons la certitude d'avoir une énergie stable, permanente et compétitive », a-t-il affirmé.

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Avant d'ajouter qu'« il était important de venir rassurer la population, les autorités administratives et les travailleurs que le projet ne s'est pas arrêté et ne pourra pas s'arrêter ». Depuis quelques mois, les travaux sont à l'arrêt sur le site du barrage de Bini à Warak. Selon Xie, le représentant de la société chinoise Sinohydro, cet arrêt des travaux s'explique par «des contingences d'ordre technique et financier qui ont malheureusement retardé la finalisation de certaines études et la signature du contrat ».

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Ce contretemps a conduit d'ailleurs au licenciement et à la mise en chômage technique de plusieurs employés. Sur les 260 employés au départ, il ne restait que 80 à travailler sur le site. De même, plusieurs ingénieurs chinois ont préféré plier bagages en attendant que les travaux reprennent. La reprise annoncée est donc très attendue, car ce barrage devrait à terme résorber le déficit énergétique du Septentrion dû au faible rendement du barrage de Lagdo, lié à la mauvaise hydrologie.

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