Les pluies de février mettent les cultivateurs dans l'embarras

Les averses qui s’abattent depuis quelque temps sur la région de Yaoundé plongent dans l’incertitude les paysans.

Il ne se passe plus une journée sans que de fortes pluies ne tombent dans un coin de la ville de Yaoundé. Les habitants de la capitale ne s’attendaient certainement pas à ce phénomène pendant ce mois. « C’est depuis le mois de janvier dernier qu’on enregistre les précipitations. Dès lors, nous sommes confrontés presque tous les jours aux pluies à divers endroits dans la capitale », témoigne une mère de famille. Un ouf de soulagement pour certains qui n’en pouvaient plus des nuages de poussière et de la chaleur. « Ces pluies sont venues nous soulager. On n’en pouvait plus il y avait trop de moustiques. Il fait moins chaud désormais », se réjouit Jean Luc Anaba, résident au quartier Damase.

Si ces pluies font le bonheur des uns, elles sont par contre source de malheur pour les autres. Les agriculteurs s’étant spécialisés dans les produits de contre-saison, notamment. « Pendant la saison sèche, je me consacre à la culture des légumes dans les zones du bas fond. Ceci afin d’utiliser le peu d’eau qu’il y a durant cette période. Avec l’arrivée de fortes pluies, mes plantes ont été abimées. Du coup, je ne sais plus quoi faire vu qu’on n’a plus aucune notion sur les saisons », s’indigne un agriculteur au quartier Mendong. Ces pluies embrouillent également certains cultivateurs dans leur calendrier agricole. D’aucuns se sont déjà lancé dans les cultures d’arachide et de maïs.

D’après les climatologues, Yaoundé ne serait pas la seule ville concernée par ces caprices du climat. D’autres localités dans le Centre ainsi que dans les régions de l’Est et du Sud paient de lourds tributs face au même phénomène qui se traduit par des orages et des pluies diluviennes qui causent des destructions. A l’instar du lycée d’Obala qui en a fait les frais il y a peu. 21 salles de classe sur les 48 que compte cet établissement du département de la Lékié ont été décoiffées à la suite d’une pluie diluvienne. Des creuseurs de sable dans le fleuve Sanaga sont également en difficulté. Car ceux-ci peinent à retirer le matériau à cause des eaux qui gonflent. Alors que la saison sèche est souvent propice à la constitution des stocks pour les constructeurs avec des tarifs alléchants, cette pénibilité se répercute sur les prix du sable qui connaissent désormais une hausse conséquente.

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