Chirurgie endoscopique en gynécologie: etudiants et jeunes médecins se font la main

Ils prennent part depuis hier à des exercices pratiques organisés au Chracerh, dans le cadre d’un atelier international.

L’objectif de ce 11e atelier de chirurgie endoscopique en gynécologie, organisé par le Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh), est de vulgariser une discipline toujours perçue comme élitiste.

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Depuis hier donc, étudiants en médecine, jeunes internes, gynécologues, infirmiers et autres auxiliaires de santé sont passés des échanges théoriques ayant meublé le premier jour à des exercices pratiques. Transfert de technologies assuré par le Pr Jean Marie Kasia, directeur général du Chracerh, président de la Société africaine de chirurgie endoscopique en gynécologie.

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Mais aussi par Pr Van Herendael, Dr A. Shervin et M.K. Beikpour, éminences grises venues respectivement de Belgique, des Etats-Unis et d’Iran. Cancers, fibromes, myomes, trompes bouchées, problèmes d’infertilité… Toutes les pathologies gynécologiques féminines seront prises en charge pendant quatre jours, du mardi 26 février au vendredi 1er mars 2019). Pour ce faire, des dizaines de malades ont été enregistrées et internées. Pour la seule journée d’hier, une trentaine a été programmée pour subir les opérations chirurgicales nécessaires.

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De ce fait, plusieurs blocs opératoires ont été ouverts. Dès les premières heures de la matinée, un ballet incessant de malades descendues de leurs chambres pour les blocs opératoires rythme le déroulement de la journée. Au total, neuf patientes doivent subir des hystéroscopies (visualisation directe de l'intérieur de la cavité utérine associée au traitement d'une pathologie intra-utérine : fibrome, myome, polype, synéchie, malformation utérine, hyperplasie endométriale). Une cœlioscopie ou laparoscopie, deux coelio-kys tectomie, sept hystéroscopie associées à la cœlioscopie trois myomectomies, cinq hystérectomies, entre autres sont aussi au menu.

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Dans le premier bloc opératoire : une patiente enregistrée pour une hystéroscopie est entre les mains de Dr Noa Ndoua du Chracerh, encadré par Pr Van Herendael. « Avant, pour le type de pro blème dont souffre la patiente, on ouvrait grand le ventre, on enlevait carrément l’utérus. Parfois, cela entraînait d’abondants saignements et la malade en mourrait. Si elle survivait, elle ne pouvait plus avoir d’enfants. Cette patiente étant jeune, la chirurgie endoscopique offre l’avantage de préserver son utérus.

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Il y a moins de jours d’hospitalisation, moins d’infections postopératoires et d’antibiotiques à utiliser. L’opération coûte ainsi moins chère sur le plan esthétique, il n’y a pas de vilaines cicatrices », assure Pr Kasia. Tandis que Dr Noa s’exerce en compagnie de son mentor à raboter le fibrome de la patiente et à le faire sortir par petits morceaux par les voies basses, une autre équipe prend en charge un cancer du col de l’utérus dans un autre bloc opératoire à côté.

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L’utérus de la patiente doit lui être retiré. Au rez-de-chaussée, les sollicitations se multiplient. Les patientes viennent d’un peu partout dans le pays et même de l’extérieur. Notamment du Nigeria.

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