Relance du football camerounais: quelle place pour la direction technique

On attend la mise en œuvre des réformes visant à relancer cette structure censée être au cœur de la politique de développement du football camerounais.

Les choses devraient bouger dans les prochaines semaines à la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). De nouvelles nominations, et donc des départs, sont en effet dans le pipe de ce côté-là. Rien de bien surprenant au demeurant, quand on sait que la réforme de la DTN constituait l’un des chevaux de bataille du président de la Fecafoot, au moment de son élection en fin 2018.

D’ailleurs, une de ses premières actions a été d’aller au-devant de ce maillon essentiel de la philosophie du jeu pour s’enquérir de sa situation. Seidou Mbombo Njoya l’a martelé à qui veut l’entendre : il s’agit de lui donner « la place centrale, la place qu’elle mérite ». Parce que cette place, il y a longtemps qu’elle a été galvaudée. Pour preuve : l’équipe en place avec Jean Manga Onguene comme DTN, JeanPaul Akono en DTN adjoint n°1, Etienne Sonckeng en DTN adjoint n°2 et Robert Atah (DTN n°3) avait été mise sur pied en 2010 pour quatre ans renouvelable une fois.

Or, en 2014, aucune disposition dans ce sens n’avait été prise pour les reconduire dans leur fonction même… Cela avait été le cas, on serait, en 2019, déjà largement horsdélai. La DTN, dont la principale mission est l’élaboration, la mise en œuvre et l’adaptation permanente de la politique nationale de football dans le but d’optimiser la compétitivité et la performance du football camerounais, de la base jusqu’aux sélections nationales, est plongée dans une léthargie inquiétante.

Il faut dire qu’elle n’a jamais bénéficié de moyens adéquats pour mener à bien ses missions, qu’ils soient matériels, financiers ou techniques. Mais c’est bien l’absence d’une véritable feuille de route qui a plombé un rendement jusqu’ici difficilement mesurable en dehors de quelques formations, malgré les bonnes intentions des membres.

Elle qui ne dispose même pas d’un droit de regard sur la sélection nationale fanion. Une aberration pour une entité technique censée être au cœur de la politique de développement du football camerounais, dont l’état de santé actuel n’est que la consé quence d’un travail insuffisant à la base. Dans tous les cas, il est urgent de sortir la DTN de son coma en mettant enfin à sa disposition les moyens qu’il faut.

Dans ce sens, le Comité de normalisation avait mis sur pied une commission ad hoc chargée de réfléchir à des réformes qui vont être implémentées dans un avenir proche. En attendant, la Fecafoot a déjà annoncé que la DTN s’installera avant la fin de l’année du côté du Centre technique d’Odza.

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