Marché international du cinéma : le film en promotion

Plusieurs maillons de la chaîne cinématographique ont rendez-vous dans cette plateforme d’échanges et d’affaires.

La Place de la Nation, à quelques pas d’une autre Place tout aussi célèbre de Ouagadougou, celle des cinéastes, loge depuis le 24 février dernier la 19e édition du Marché international du film et de la télévision africains (MICA). Cet espace de plusieurs mètres carrés où se vendent et s’achètent les dernières productions, idées et projets pour grand et petit écran, est sollicité par des centaines de participants. Débats, conférences, projections de films… sont les principales activités. Sous le chapiteau « Yennenga » abritant les expositions, ils sont regroupés par nationalité dans différents stands.

Le Cameroun est bien évidemment présent. Dans ce décor où le drapeau tricolore tapisse les murs, le pays de cinéastes comme les deux Jean-Pierre Dikongue Pipa et Bekolo, ou encore Bassek Ba Kobhio, les visiteurs sont tout de suite à leur aise. Ici, trois structures sont chargées de promouvoir l’image du Cameroun. Les Ecrans Noirs, ainsi que les deux sociétés de production Patou Films International de Jean Roke Patoudem, et 2G Picture, constituent la vitrine camerounaise de ce MICA.

A l’instar du Cameroun, plusieurs pays rassemblent leur créativité dans ce lieu où les contours du cinéma et de la télévision africaine s’étendent un peu plus à chaque fois qu’une affaire est conclue. L’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Niger, le Rwanda, le Sénégal et le Togo possèdent tous un périmètre dans lequel des contrats entre producteurs, réalisateurs et scénaristes sont scellés.

Le Rwanda, nation à l’honneur de cette 26e édition du Fespaco détient une notoriété certaine. Ses arguments de vente : sa nature et ses paysages pittoresques. « Nous voulons que les créateurs d’œuvres cinématographiques sachent qu’il est possible de venir au Rwanda pour faire des tournages. Nous possédons des paysages et autres sites susceptibles d’offrir un cadre prestigieux pour de magnifiques plans et images », témoigne Philibert Ndandali, un des responsables de l’office du tourisme rwandais.          

Le Marché international du cinéma et de la télévision africains (MICA) accompagne la volonté de promotion du film africain telle que souhaitée par les pionniers du Fespaco. Selon Suzanne Kourouma Sanou, directrice du MICA, « cette plateforme veut offrir aux cinéastes africains et de la diaspora, un espace marchand professionnel, fiable et fructueux. Notre engagement pour une économie forte du cinéma reste encore plus déterminé que jamais. » Demain 1er mars, le MICA refermera ses portes, avec sans doute un pas de plus pour le développement de l’industrie africaine du cinéma.

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