Présidentielle gambienne: un rendez-vous crucial

Face au président Yahya Jammeh tenant fermement le cap et fraîchement investi par l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotique, rien ne dit que la présidentielle gambienne prévue le 1er décembre va virer au changement. L’opposition y croit pourtant fermement. Pour multiplier ses chances lors de ce rendez-vous crucial, les sept partis de l’opposition ont organisé le 31 octobre denier, une élection primaire pour désigner leur candidat unique. Adama Barrow du Parti démocratique unifié a émergé comme le porte-flambeau de l’opposition avec 308 voix contre 487 pour les trois autres concurrents. Adama Barrow prend tellement son rôle au sérieux qu’il a démissionné de son parti pour incarner les ambitions de toute l’opposition.
A Banjul, la capitale gambienne, on sait que la victoire d’Adama Barrow à l’élection primaire traduit parfaitement les désirs de l’opposition. Personne n’a oublié que plusieurs membres de sa formation politique sont incarcérés pour des manifestations organisées en avril dernier. Parmi les personnes détenues, figure le leader du Parti démocratique unifié, Adama Darboe. On sait également que la première femme candidate à la présidentielle, Isatou Touray, s’est retirée au profit du candidat unique de l’opposition en lui promettant son indéfectible soutien et sa coopération. Dans les rangs du parti au pouvoir et de ses alliés, on estime que la coalition de l’opposition ne suffit pas à ravir le fauteuil présidentiel. Les partisans de Yahya Jammeh qui sollicite un cinquième mandat à la tête de l’Etat sont persuadés que le 1er décembre prochain, ils vont prouver par leurs suffrages que leur champion a encore le vent en poupe.
Il reste cependant que le processus électoral ne se déroule guère dans les conditions requises. Non seulement, l’opposition dénonce des arrestations arbitraires à l’image de celles survenues en avril dernier, mais aussi l’organisation internationale de défense des droits de l’homme, Human rights watch croit savoir qu’il n’y a aucun espoir pour que l’élection présidentielle se déroule dans la transparence en raison des manœuvres d’intimidation contre les opposants.   
 
 
 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie