Constantin Tchoua : la série dans la peau

Le réalisateur et producteur camerounais est en compétition au Fespaco avec « Au-delà du destin ».

Le Fespaco, ce n’est pas que du cinéma. A Ouagadougou, le petit écran côtoie aisément le grand. Constantin Tchoua, ce nom que les téléspectateurs de la chaîne Canal 2 ont l’habitude de voir défiler au générique de fin des séries du collectif « Les déballeurs », est de la partie.

Dans la capitale du cinéma africain, le réalisateur et producteur camerounais l’avoue avec humilité : « Je suis venu apprendre. Ce festival nous donne l’occasion de vivre ce qui se fait de mieux en termes de cinéma sur le continent. On peut regarder d’autres films, afin de rectifier ses erreurs et développer le cinéma camerounais. »

D’une salle de projection à l’autre, Constantin Tchoua observe pour dénicher ce détail qui lui manque, cette astuce qu’il pourrait intégrer dans ses œuvres. Il est avant tout ici pour la compétition.

« La série que je présente au Fespaco 2019 est ma toute première production, et elle s’intitule “Au-delà du destin”. Dans ce programme, je mets en exergue le quotidien de la jeunesse, et je lui rappelle que le chemin vers la réussite est truffé d’obstacles », explique-t-il.

Pour lui, l’espoir est toujours une priorité. Ce qu’il enseigne, il le pratique d’abord. Etre maître de son destin, c’est le principe de ce jeune homme de 33 ans. Lui qui rêvait de devenir médecin, n’a pas baissé les bras quand les portes de ce métier sont restées closes.

« Je me suis demandé ce que j’allais faire de ma vie. Alors, j’ai eu le courage d’embrasser un autre couloir », se souvient-il. Ce sera le cinéma.

Au collège, il a participé à plusieurs pièces de théâtre. Il aimait ça, monter sur les planches, jouer devant un public. Dans cette perspective, en 2007, il rejoint la troupe des Déballeurs, emmenée par Ebenezer Kepombia connu sous le pseudonyme de Mitoumba.

Dès cet instant, il travaille sans relâche pour améliorer son jeu d’acteur : « J’ai eu des rôles dans plusieurs séries tournées par les Déballeurs. Entre autres “Foyer polygamique”, “Ennemi intime”, “Cercle vicieux”, “La reine blanche” ». Mais Constantin Tchoua ne s’arrête pas qu’au monde de la télévision. Curieux, il décide d’explorer d’autres sphères.

Même si son champ d’action reste le petit écran avec des séries comme « Pour le pouvoir », « Le monde à l’envers », « Cercle vicieux », « Amour et trahison », « Ndolo », Constantin Tchoua produit également des documentaires, des courts et longs métrages (« Un estropié pas comme les autres », « Les démons du jeu », « Espoir retrouvé », etc.) Son court-métrage « Le cycle » est selon lui sa plus grande réussite. Grâce à lui, il a pris part à de nombreux festivals

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