FENAC: Manu dans le bain

Le saxophoniste de renommée internationale a déroulé son répertoire en compagnie de Krotal et de Kareyce Fotso pour le grand bonheur du public mardi au Musée national.

Dispositif de grand rendez-vous musical à l’esplanade du Musée national, village du Fenac depuis lundi. Le site a été transformé en un véritable podium. Mardi, nombre de mélomanes ont convergé en masse vers le Musée pour écouter l’icône sacrée de la musique camerounaise, Manu  Dibango, fait grand officier de l’ordre de la valeur par le président de la République. « Pour rien au monde, je n’ai pas voulu rater ce rendez-vous avec le grand Manu. C’est un digne représentant de notre musique », confie Auguste Armand Biscene. Avant son entrée, le public a eu droit à une mise en bouche servie par Krotal, Kareyce Fotso et le groupe Macase, des artistes qui font la fierté de la jeune génération. Et lorsqu’arrive le plat de résistance avec l’entrée en scène de Manu Dibango toujours « armé » de son inséparable saxophone, très détendu, le public n’a pas pu retenir son émotion, entre youyous, applaudissements, signes d’amour parfait. Et pour dire merci à ce public chaleureux, le père de « Soul Makossa » a entamé son show avec « Bienvenue, Welcome to Cameroon ». 
Manu a fait appel à la jeune génération. Avec Kareyce Fotso, il a interprété « Munyenge na ndutu ». Passage de flambeau, avec Krotal aussi dans « Africa ». Un plaisir partagé. « La musique au Cameroun doit être inter-générationnelle », a glissé Manu Dibango. Que dire de sa prestation avec Salle John et Henri Njoh ? Un vrai régal. L’invité spécial tant attendu au Fenac a marqué de son empreinte la soirée.
A l’ouverture de ce grand rendez-vous musical, le public a revisité certains répertoires qui ont bercé leur jeunesse, leur enfance. Et pour ces souvenirs des morceaux à succès, « Dibena », « Elimbi » de Toto Guillaume et « Osi tapa lambo lam » de Moni Bilé. Deux grands de la musique camerounaise qu’on n’avait plus revus en concert au Cameroun. Mais qui pourtant, ont inspiré plusieurs générations. Que dire du public en extase qui les a repris tous en chœur mettant à mal « Togui » dans le choix de son répertoire riche en chansons. Les divas : Marthe Zambo, Sissy Dipoko et Beko Sadey ont également tenu le public en haleine.
Pour marquer une pause, un zeste d’humour avec la « copine » dans le corps de Major Asse, propagatrice de bonne humeur, du rire grâce à sa satire sur le mariage. Après ce tempo, la jeune génération a pris le relais. De Richard Amougou, à Longue Longue, Lady B, Erico, et Narcisse Pryze, l’ambiance était chaude. Malgré l’usure du temps, certains artistes se sont bonifiés, comme l’on dit du bon vin. « J’ai été très heureuse de revoir Moni Bilé et Toto Guillaume. Ils m’ont rappelé ma jeunesse. Un vrai régal d’écouter du bon Makossa comme eux seuls savent le faire », confie Micheline Owona.  Le rendez-vous est pris tous les soirs dès 19h jusqu’à dimanche pour que vive la musique camerounaise. 
 

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