Formation des jeunes aux TIC : au nom de l’inclusion sociale

L’Institut africain d’informatique (IAI)-Cameroun, Centre d’excellence technologique Paul Biya pense aux personnes handicapées. Les derniers à avoir bénéficié de son expertise ont été ceux du Centre d’accueil et d’éducation spécialisée des enfants déficients auditifs (CAESEDA) de Nkolmebanga, dans le département de la Lékié, région du Centre. Loin de l’outil informatique depuis des années, ils ont été connectés à la modernité après une formation menée par les experts de l’IAI-Cameroun. Ceci à travers son opération, un Million de jeunes, d’enfants et de femmes pour l’émergence du Cameroun (MIJEF-2035), ayant pour marraine, la première dame, Chantal Biya. Aux lendemains de la remise des attestations de fin formation aux sourds-muets de Nkolmebanga, cérémonie présidée par le ministre Affaires sociales, représentante personnelle de l’épouse du président de la République, CT a rencontré le représentant résident de l’IAI, afin d’avoir les motivations de cette autre action.

D’où est venue l’idée de former des sourds-muets ?

Lors d’une remise d’attestation de fin de formation aux femmes de Sa’a,  j’ai été approché par un frère qui m’a dit qu’il y avait de sourds-muets non loin et qu’ils pouvaient être intéressés par cette formation. Puisqu’il s’agit de Minjec 2035, un Million de jeunes et d’enfants et de femmes, j’ai pensé qu’il fallait faire ce qu’il faut. En plus, il y a les instructions de la première dame demandant de penser aux couches sociales défavorisées. Elles font d’ailleurs partie des priorités de son action  sociale. C’est ainsi que j’ai décidé d’aller les rencontrer. Et j’ai eu la larme à l’œil en voyant ces beaux enfants innocents qui souffrent.  J’ai donc décidé de voir comment il était possible de mettre en pratique la volonté de l’épouse de président de la République.

Comment êtes-vous parvenus à les former ?

Ne comprenant pas leur langage, nous avons d’abord outillé les formateurs qui les ont par la suite, formés. Nous avons ouvert un point focal IAI dans une école en y installant 20 ordinateurs. C’est ainsi que la formation de cette cinquantaine d’enfants a commencé. Ils ne parlent pas et n’entendent pas mais, ils ont les yeux pour voir et les doigts pour pianoter. Ils ne pourront plus être frustrés s’ils voient les membres de leurs familles utiliser leurs téléphones. Sans parler ou entendre,  ils peuvent communiquer par messages. A travers cette formation, ils peuvent ainsi devenir autonomes. Nous avons ensuite fait état de cette formation à la première dame afin qu’elle sache qu’elle est terminée. Elle a ainsi décidé que la cérémonie de remise des attestations soit placée sous son patronage. Ce qui a été pour nous, une grande joie. Une quête spontanée organisée à l’occasion a permis de remettre  350 000 f à ces enfants.

Quelles sont les perspectives ?

Nous formons depuis très longtemps et nous n’allons pas nous arrêter à cette cinquantaine de sourds-muets. Nous avons déjà outillé 1000 personnes handicapées, des milliers d’orphelins avec la Fondation Chantal Biya, les jeunes sinistrés de Nsam en collaboration avec le Cercle des Amis du Cameroun, les enfants de la rue avec la Fondation Roger Milla, les albinos et bien d’autres. Toutes ces formations sont gratuites. Nous allons continuer parce qu’il y a  encore un bon nombre qui attend d’être formés. Cette action va se poursuivre sur l’ensemble du territoire national.

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