Présidentielle algérienne: Bouteflika officiellement candidat

Dans un discours à la nation dimanche soir après le dépôt de son dossier de candidature au Conseil constitutionnel pour un 5e mandat lors du scrutin du 18 avril prochain, Abdelaziz Bouteflika a promis une autre élection présidentielle anticipée à laquelle il ne se représentera pas, en cas de victoire. Malgré cette sortie du président algérien, la contestation n’a pas faibli.

Plusieurs villes du pays, à l’instar de Constantine, d’Annaba et de Bejaïa, et Paris en France ont connu d’importantes manifestations hier pour s’opposer à cette candidature. Dans le camp du président sortant, l’on affirme qu’il a bel et bien recueilli plus de 5 millions de signatures pour être candidat. Bulletin La libération, hier, du photographe Mahmoud Abu Zeid participe des mesures de clémence des autorités égyptiennes. On sait que ce lauréat du prix mondial de la liberté de presse était poursuivi pour « meurtre, tentative de meurtre et appartenance à un groupe terroriste ».

On sait également que le détenteur du prix attribué en mai 2018 par l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) était poursuivi pour avoir couvert la répression sanglante d’une manifestation islamiste au Caire, la capitale égyptienne. S’il est clair que la détention de Mahmoud Abu Zeid importunait les organisations de défense des droits humains, il reste établi qu’elle s’inscrivait dans une période particulièrement sensible de l’histoire égyptienne, celle de la lutte contre les violences perpétrées par les Frères musulmans. Lesquels avaient été accusés, pour la plupart, d’avoir assassiné des policiers ou d’avoir vandalisé des biens publics lors des émeutes d’août 2013. Plus de 700 personnes avaient été interpellées dans le cadre de ces violences. Elles avaient été jugées en septembre 2018 en même temps que le photographe égyptien. 75 personnes, dont des Frères musulmans, avaient été condamnées à mort et 214 autres avaient écopé de 5 ans de prison.

Toujours est-il que le gouvernement égyptien n’avait pas encore tiré toutes les leçons des violences survenues en 2013. C’est dans ce sens que les personnes qui n’y ont pas participé ont été libérées, hier, au même moment que le photographe Mahmoud Abu Zeid . Même si le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) n’est pas satisfait des conditions assorties à sa libération, la fin de l’incarcération de ce prix mondial de la liberté de presse peut être considérée comme une mesure opportune.

Elle s’intègre dans le cadre de la réforme politique du président égyptien, Abdel Fattah Al Sissi. Lequel est déterminé à mener de front les réformes économiques et sociales, les grands travaux ainsi que la lutte contre le terrorisme. Une mesure opportune Paul EBOA Bouteflika officiellement candidat

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