Partenariat public-privé : des projets pour 500 milliards de F

Des réflexions menées au quotidien pour multiplier les réalisations et améliorer le cadre de collaboration.

Ils sont de nature et de taille diverses mais tous visent surtout l’amélioration des conditions de vie des populations camerounaises. D’après les données du Cadre d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (Carpa) du secteur privé, depuis la loi du 29 décembre 2006 qui encadre le contrat de partenariat public-privé (PPP), de nombreux projets ont été contractualisés sous ce régime. A date, le portefeuille des projets sous contrats signés se chiffre à environ 500 milliards de F. 

Même si cette enveloppe semble considérable, beaucoup reste à faire. Des réflexions sont initiées au quotidien pour permettre au secteur privé de pouvoir contribuer davantage à la réalisation des projets d’investissement public.

Au préalable, il est nécessaire de rassurer davantage les partenaires privés en aménageant un cadre propice à leur implication. Car d’après le président du Carpa, Dieudonné Bondoma, le contrat à PPP est un mode de réalisation des projets d’investissement public qui nécessite aussi une prise de risque de la part des partenaires privés.

« C’est la raison pour laquelle nous faisons régulièrement de la communication sur ces dispositions prises par les pouvoir publics pour permettre une implication du privé dans le développement du pays. Ce n’est pas seulement le secteur privé national mais aussi étranger, lorsqu’on lance un appel à manifestation d‘intérêt », indique Dieudonné Bondoma.

En croire ce responsable, l’intérêt du secteur privé pour les projets admis au régime des PPP est certain et sans cesse croissant. Pour Jocelyn Leclerc, vice-président pour l’Afrique francophone du cabinet canadien Canadian Pacific Consulting Services (Cpcs), chargé d’élaborer un ensemble de mesures visant à revoir le cadre légal, règlementaire et opérationnel des contrats à PPP, il serait souhaitable de rendre ce cadre souple et adaptable.

Il doit permettre le développement des projets publics tout en limitant les risques de projets non viables mais aussi d’endettement public non soutenable.

Par ailleurs, l’un des préalables posés par ce cabinet est de ne pas solliciter le secteur privé pour son « rôle de banquier des infrastructures publiques », mais pour sa capacité de réalisation des projets, son expertise opérationnelle et ses méthodes de gestion privée.   

De 2006 au 31 décembre 2017, 13 contrats de partenariats avaient été signés et une dizaine reçus par le Carpa.

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