RDC: 700 prisonniers graciés

Cette mesure prise par le président Félix Tshisekedi mercredi dernier faisait partie de ses promesses de campagne.

Ils sont quelque 700 prisonniers politiques et d’opinion congolais qui s’apprêtent à respirer à nouveau l’air de la liberté, après la signature mercredi, par le président de la République, de plusieurs ordonnances. Cette décision très attendue en République démocratique du Congo (RDC) faisait partie des mesures que Félix Tshisekedi avait annoncées durant sa campagne et réitérées lors de son investiture.

Parmi les figures emblématiques concernées par la grâce présidentielle, figurent Franck Diongo, condamné en 2016 à cinq ans de prison pour« séquestration aggravée, coups et blessures » sur des agents de la Garde présidentielle, et Firmin Yangambi, condamné en 2009 à 20 ans de réclusion pour « tentative d’organisation d’un mouvement insurrectionnel et détention d’armes de guerre ».

Condamné en 2014 à 10 ans de prison pour «viol sur mineures», l’opposant Diomi Ndongala dont le parti Démocratie chrétienne a toujours dénoncé un procès politique contre son leader fait aussi partie des bénéficiaire de cette libération conditionnelle.

Il est attendu qu’Alexis Thambwe Mwamba, ministre de la Justice, en déplacement hors de Kinshasa, signe les arrêtés de leur mise en liberté. En plus des mesures au profit des prisonniers politiques, Félix Tshisekedi a aussi signé une ordonnance de grâce collective. Il s’agit d’une remise de peine de servitude pénale principale ou sur des travaux forcés restant à exécuter.

Sont concernés, tous ceux ayant été condamnés par une juridiction civile ou militaire au cours des manifestations publiques ou des réunions politiques ayant eu lieu entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2018. Mais, la mesure ne concerne pas les fugitifs. Allusion faite par exemple à l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga, Moïse Katumbi qui, condamné en juin 2016 à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière, a fui le pays.

Cette mesure touche également les personnes condamnées pour atteintes à la sûreté intérieure et ex térieure de l’État, association des malfaiteurs, violences sexuelles, corruption, assassinat, trahison, vol à main armée et toute infraction contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire.

Dans la foulée, le président congolais a mis fin aux fonctions du ministre des Affaires foncières, Lumeya Dhu Maleghi, à qui il est reproché d’avoir fixé des arrêtés sur des lotissements situés à des endroits interdits et procédé à l’expropriation de citoyens.

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