Voie maritime: attention aux marchandises dangereuses

Des acteurs locaux formés depuis mardi 19 mars 2019 au transport et à la manutention de matières à risques.

Il y a une dizaine de jours, du 10 au 11 mars 2019, un incendie s’est déclaré à bord d’un bateau américain au large de La Rochelle, en France. 365 containers ont été perdus, qui renfermaient près de 200 tonnes d’acide chlorhydrique et sulfurique. Au tableau des pertes également, 2.200 tonnes de fuel lourd. Autant de matières délicates dont la dispersion a des conséquences néfastes sur l’environnement, la vie aquatique ou humaine.

Transporter certaines marchandises n’est donc pas sans danger. Et pour mieux aguerrir les acteurs nationaux du commerce extérieur dans ce domaine, une formation de quatre jours a été lancée hier, 19 mars, à Douala, par le ministre des Transports, Jean- Ernest Ngallè Bibehe. Formellement, il s’agit d’un cours national sur le transport et la manutention des marchandises dangereuses, organisé par le Conseil national des Chargeurs du Cameroun (Cncc) et l’Organisation maritime internationale (Omi).

« En réalité, la manipulation des containers en soi est déjà un métier dangereux. Et le transport des marchandises en lui-même est un métier à risques. Maintenant, vous avez des marchandises qui, en elles-mêmes, compte tenu de leur nature, constituent des matières dangereuses », a expliqué le directeur général du Cncc, Auguste Mbappe Penda, à l’issue de la cérémonie d’ouverture. Le cours ouvert hier, et qui sera conduit par des experts de l’Omi, vise donc à renforcer les capacités des opérateurs nationaux, dans un environnement où l’un des risques majeurs du transport maritime « réside indubitablement dans la manutention et l’entreposage des marchandises dangereuses, dont le volume est de plus en plus croissant », dira le ministre des Transports.

M. Ngallè Bibehe ajoutera que ces risques sont d’ailleurs « peu connus » de nos acteurs du commerce extérieur, « du fait d’une appropriation approximative des normes et des références en la matière. » Des insuffisances que le cours doit gommer, pour une amélioration de la sécurité et de sûreté des transports, et plus précisément des transports maritimes, « plus de 80% des échanges mondiaux de marchandises » se faisant par voie maritime.

Pour le Mint, la formation arrive donc à point nommé, et édifiera les apprenants sur les nombreuses réglementations adoptées par l’Omi pour garantir la sécurité de la navigation et des opérations de manutention. Entre autres points, la formation va porter l’utilisation des pesticides dans les cales et les conteneurs ; la codification des emballages ; la réfrigération et le conditionnement ; les recommandations révisées sur la sécurité de la manutention portuaire des marchandises dangereuses, etc.

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