Trisomie 21:La scolarisation des jeunes victimes est possible

Malgré les troubles de comportements, les enfants s’en sortent grâce à des cours spéciaux .

11h 30. Salle 2 de l’école spéciale du Centre national pour la réhabilitation des personnes handicapées (Cnrph). Une dizaine d’élèves, filles et garçons. Ça chante, ça danse, ça dessine… L’ambiance quelque peu différente de celle qu’on retrouve généralement dans les écoles ordinaires. Ici les enfants, âgés de 8 à 16 ans sont atteints de la trisomie 21, encore appelée syndrome de Down. Quelques handicaps physiques mais aussi mentaux sont facilement détectables à travers leurs gestes et réactions. Dans cette école spécialisée, la chaîne de personnels qui assurent leur éducation est longue. Educateurs spécialisés, assistants sociaux, psychologues… Chacun a son rôle à jouer.

Alors que le Cameroun s’est joint au reste du monde pour célébrer la Journée internationale de la trisomie 21, les progrès sur la prise en charge des malades sont un fait. « Ceux dont le mental n’est pas trop touché sont orientés vers l’école inclusive. Ils peuvent apprendre à lire, à calculer jusqu’à un certain niveau. D’autres font de la pratique et sont spécialisés dans les chants, la mosaïque, la broderie, tricotage… Ils s’en sortent très bien dans la société », explique Relindice Fukah, chef du bureau de l’éducation spéciale au Cnrph de Yaoundé.

Après neuf ans aux côtés de ces enfants, Relindice Fukah, enseignante spécialisée, est déjà habituée à eux. « Je ne suis pas stressée en enseignant un enfant trisomique. Cependant, nous aimerions que les parents nous accompagnent afin de nous faciliter la tâche », plaide la jeune dame. L’éducation de ces enfants nécessite plus d’attention pour l’atteinte des objectifs escomptés. Aussi retrouve-t-on dans leurs salles d’apprentissage des matériels de travail tel que des perles, des ficelles, de la peinture, des tableaux… Ce qui permet de les initier à des activités manuelles. Pour la journée célébrée hier, 21 mars, les activités étaient axées sur la sensibilisation des parents. Beaucoup, refusant d’admettre la maladie, ont tendance à tout mettre sur le compte de la sorcellerie. La présence d’un chromosome surnuméraire dans le patrimoine génétique du malade, la seule mesure de correction est une rééducation solide selon les spécialistes

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category