Cliniques clandestines: le Minsanté tire la sonnette d'alarme

C'était au cours de la toute première visite de travail que Malachie Manaouda a effectuée à Mokolo jeudi 21 mars 2019.

Des visites inopinées. Voilà l’option choisie par le ministre de la Santé publique, Malachie Malaouda, pour assainir le secteur de la santé au Cameroun. Et pour sa toute première visite de travail dans la région de l’Extrême-Nord, jeudi 21 mars dernier, il a décidé d’aller surprendre les personnels de santé de l’hôpital de district de Mokolo, ceux du centre de formation podo-orthopedie et ceux du Centre de santé intégré privé catholique de Oura-Tada, tous basés à Mokolo, département du Mayo-Tsanaga.


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La descente avait l’air d’une simple visite de courtoisie et de prise de contact, mais tout au contraire. Malachie Manaouda a indiqué que l’heure est au travail.


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Pour plus d’efficacité, il a opté pour les visites surprises dans les structures sanitaires pour apprécier par lui-même le circuit du malade : comment il est accueilli, comment il est pris en charge et l’état global de l’hôpital en termes de salubrité, les conditions de travail du personnel.


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« Mon souci au bout du compte s’inscrit dans une démarche pour un service de qualité. Si on peut ne pas avoir toujours avoir des infrastructures de pointe, on devrait avoir la volonté de bien servir et c’est à ça que je vais m’atteler », a-t-il expliqué.


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Au bout de son périple, c’est avec satisfaction que le ministre a échangé avec les personnels de l’hôpital de district de Mokolo et ceux du Centre de santé intégré privé catholique de Oura-Tada. Au fur et à mesure qu’il évoluait,t il enregistrait les doléances et faisait des promesses dans le but d’améliorer les conditions de travail du personnel.


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Au Centre de formation podo-orthopedie privé, grande a été sa surprise de constater que loin d’être un centre de formation, la structure privée est carrément une clinique qui accueille des malades, leur administre des soins sans agrément.


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Sur le terrain il n’a pas hésité à prendre des mesures en donnant des instructions fermes au promoteur de la clinique d’arrêter immédiatement les activités et aux autorités administratives locales qui faisaient partir de sa suite de veiller au respect scrupuleux de cette décision. Malachie Manaouda a indiqué que ce n’est qu’un début et averti les autres clandestins


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