Prix Simone Veil 2019 : la lauréate chez le Minproff

Aissa Doumara Ngatansou a été reçue en audience par le ministre de la Promotion de la femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, hier à Yaoundé.

« Impossible n’est pas Camerounais », a-t-on coutume de dire. Aissa Doumara Ngatansou l’a illustré en remportant le Prix Simone Veil de la République française pour l’égalité femme-homme, le 8 mars 2019. Elle devient ainsi la première lauréate de cette récompense sur la lutte contre les violences basées sur le genre et le mariage précoce. Un combat que la lauréate mène depuis des années au sein de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Alvf), dans la région de l’Extrême-Nord.

De retour au pays natal, Aissa Doumara Ngatansou a été reçue en audience hier par le ministre de la Promotion de la femme et de la Famille (Minproff), Marie Thérèse Abena Ondoa. « Nous sommes ici pour honorer une Camerounaise qui vient de faire honneur au Cameroun. Pour ceux qui ne le savent pas, la lauréate travaille avec notre département ministériel sur le mariage précoce qui est plus accentué dans le Grand-Nord parce que ces mariages sont des violences », s’est réjouie le Minproff.

Pour la gagnante, le Prix Simone Veil est non seulement la reconnaissance d’un problème réel contre ces fléaux dont les femmes et les filles sont victimes, mais aussi du travail abattu sur le terrain. « Au quotidien, nous sommes témoins de ces violences dans notre milieu de vie et ce prix vient remettre à l’esprit de chacun et de chacune, qu’il faut faire quelque chose pour que ça cesse. Il s’agit d’une prise de conscience individuelle de ce que j’ai vécu parce que depuis toute petite et en tant que femme, j’ai refusé  de rentrer dans les schémas traditionnels tracés pour une fille », a-t-elle expliqué.

Pour la lauréate, cette victoire est le fruit du combat d’une équipe, celle de l’Alvf qui accompagne le gouvernement dans la réalisation des objectifs. Aissa Doumara Ngatansou ne compte pas dormir sur ses lauriers. « Nous allons continuer  parce que nous avons des plans de travail bien élaborés et qui s’étendent sur plusieurs années. Cela nous encourage à plus d’ardeur au travail », a conclu la lauréate. Le ministre Marie Thérèse Abena Ondoa lui a offert un cadeau souvenir, comme pour l’encourager à poursuivre cette lutte.

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