RDC: le Conseil de sécurité pour un consensus

La délégation onusienne a invité les acteurs politiques congolais à poursuivre les discussions pour une issue pacifique à la crise actuelle. 

Une délégation du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a achevé dimanche une mission de trois jours en République démocratique du Congo (RDC). Entamée vendredi dernier, ladite mission portait principalement sur la crise politique qui déchire actuellement le pays et la délégation onusienne a rencontré, à cet effet, les acteurs politiques congolais. «Le Conseil est venu ici dans une attitude de diplomatie préventive. Les doutes qu’on avait sont devenus moindres. Les assurances qu’on cherchait en venant ici, je pense que nous arrivons à cela parce qu’il y a la volonté de tout le monde d’éviter le pire», a souligné Ismael Abraão Gaspar Martins, ambassadeur d’Angola à l’ONU et membre de cette délégation. Soulignant que l’accord politique signé en octobre dernier à l’issue du dialogue politique n’est qu’une étape du processus, la délégation onusienne qui s’est rendue hier à l’Est du pays, dit espérer que les discussions se poursuivent pour aboutir à un large consensus. 
Le Rassemblement des forces sociales acquises au changement reste ferme sur le respect de la Constitution et de la résolution 2277 de l’ONU devant aboutir à un compromis inclusif. «Nous sommes tous d’accord sur le fait que le processus de recherche de solutions à la crise et le dialogue doivent être inclusifs et crédibles. Nous sommes tous d’accord aussi que ce processus n’a fait que commencer et doit continuer. Le Rassemblement a réaffirmé sa disponibilité et son acceptation de la Résolution 2277 de l’ONU», a lancé Christophe Lutundula, cadre de la plateforme de l’opposition. Le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) a indiqué qu’il est hors de question que Joseph Kabila reste au pouvoir au-delà du 19 décembre 2016. «Nous avons souligné clairement qu’il n’était pas question pour Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat. Ça serait considéré dans l’opinion congolaise comme si on donnait une prime à quelqu’un qui, délibérément, a refusé d’organiser les élections alors que les moyens financiers et logistiques étaient là», a lancé Eve Bazaïba Masudi, sa secrétaire générale. 
 

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