Financements Bad : le secteur privé édifié

Les instruments de financement présentés au cours de journées d’échanges entamées hier à Douala.

Sur les 177 milliards de F d’engagement de la Banque africaine de Développement (Bad) au Cameroun, seuls 11% sont destinés au secteur privé. « Nous pensons que cette situation constitue un paradoxe. En effet, la banque dispose d’instruments de financement dédiés au secteur privé. Malheureusement, ces instruments ont été relativement peu déployés au Cameroun », a fait remarquer le responsable pays de la Bad au Cameroun, Solomane Kone. D’où la nécessité d’organiser des journées d’échanges sur la promotion et le financement du secteur privé camerounais.

Les assises, dont l’ouverture officielle est prévue ce 28 mars, font suite à une demande formulée par le gouvernement afin de lever les contraintes de financement du secteur privé local, en vue d’améliorer sa contribution à l’effort de développement du pays. Les travaux se déroulent sous la présidence du vice-président de la Bad, Pierre Guislain, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Paul Tasong.

La journée d’hier a été consacrée à la sensibilisation des hommes d’affaires, chefs d’entreprises et responsables administratifs camerounais sur les divers instruments de financement du secteur privé et public de la Bad. Notamment les produits prêts, les garanties, les produits de gestion des risques, les fonds spéciaux et d’assistance technique. La rencontre de Douala s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de la Bad visant à développer le secteur privé.

« Cette stratégie vise à promouvoir un secteur privé compétitif et dynamique tant au plan national que régional », a souligné le directeur général région Afrique centrale de la Bad, Ousmane Dore. Selon les responsables de la Bad, en 2018, les opérations approuvées pour le secteur privé ont atteint près de 23% dont seulement 3% pour l’Afrique centrale contre plus de 39% pour les autres pays du continent.

« Il est donc urgent d’accroitre le nombre et le volume des opérations relevant du secteur privé en Afrique centrale », a souligné Ousmane Dore. L’économie diversifiée de notre pays et son rôle moteur en Afrique centrale justifient le choix du Cameroun par la Bad pour abriter ces journées d’échanges.

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