Qui a tué Jean-Pierre Saah ?

Le producteur de musique tué dans la nuit du 31 mars chez lui à Bonabéri par des individus non encore identifiés.

Les battants du portail noir largement ouverts donnent sur des lamentations incessantes. Des visages prostrés de personnes installées sur quelques chaises en plastique. Des visages fermés, tout de larmes séchées et de sueur. Des parents qui vont et viennent... L’ambiance au domicile de JeanPierre Saah, au quartier Bonabéri, lieu dit Texaco-Fokou, impose brutalement les faits. Ce n’était donc pas un poisson d’avril : le célèbre producteur de musique a bel et bien été assassiné dans la nuit du 31 mars 2019.

Par un groupe de sept inconnus, selon des informations obtenues hier matin de sources familiales. D’après les mêmes sources, c’est aux alentours de 22h que M. Saah, rentrant à son domicile, est neutralisé par ces assaillants. Lesquels s’y étaient précédemment introduits. « Vers 22h, sa belle-mère a entendu le portail s’ouvrir et a été rassurée qu’il [Jean-Pierre Saah, Ndlr] rentre enfin », explique le pasteur Sadio Lewat, un cousin du défunt. « Puis elle a entendu un grand bruit, puis un cri, et elle a sursauté de son lit ».

Quand la dame descend, elle est immobilisée par un des inconnus qui lui place un couteau sur le front et lui demande de retourner dans sa chambre et de garder le silence, si elle ne veut pas mourir. Elle entendra ensuite des bruits de coups, avant d’être ressortie de sa chambre par les agresseurs. Ils veulent à présent les clés du coffre-fort. Elle supplie Jean-Pierre Saah de les lui re mettre. Il finit par s’exécuter et tandis que le producteur est toujours tenu en respect, sa belle-mère va ouvrir ce coffre.

Les assaillants auraient également fouillé le bureau que leur victime du jour avait chez lui, avant de s’intéresser à son téléphone. Puis ils ont tué JeanPierre Saah, à l’arme blanche. Sortie donner l’alerte peu après le départ des assassins, la bellemère tombe sur un jeune homme, qui dira avoir vu un groupe d’inconnus s’en aller à bord d’une voiture. La dépouille du disparu a été déposée à la morgue de l’hôpital de la Garnison militaire de Bonanjo à Douala. Une enquête a été ouverte au niveau de la direction régionale de la police judiciaire.

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