Chracerh: huit bébés pour démarrer l’année

Les naissances ont eu lieu hier au sein de la formation sanitaire spécialisée dans la prise en charge de l’infertilité dans les couples.

Les jours se suivent au Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh), mais ne se ressemblent pas. Cas du mardi 2 avril 2019 qui a vu venir au monde huit bébés issus de la fécondation in vitro (Fiv). Précisément, six de ces nouveaunés, dont une paire de jumeaux, ont vu le jour au Chracerh.

Les deux autres accouchements ont eu lieu dans des formations sanitaires où des dispositions particulières ont été prises pour ces grossesses précieuses, à Douala et dans le Nord-Ouest.

« Les deux patientes issues des régions anglophones en crise ne pouvaient plus se déplacer aisément sur de longues distances au regard de l’âge avancé de leurs grossesses et de l’insécurité ambiante », a expliqué le Pr. Jean Marie Kasia, administrateur directeur général du Chracerh. Sur place donc, des jumeaux, une fille et un garçon sortis du sein de leur mère par césarienne aux toutes premières heures de mardi ont ouvert le bal des naissances.

Ensuite, le bébé fille de dame Nguegeme, 57 ans, a enchaîné à 8h13. Sur la balance, 3 Kg net. Le Pr. Kasia est encore à refermer l’abdomen de sa mère que l’on vient le chercher au pas de course. Dame N., 30 ans, suivante sur la liste des césariennes programmées et installée dans le bloc opératoire suivant est en train de faire un malaise.

Le cas donne des sueurs froides aux étudiants en médecine présents. Il faudra une anesthésie générale couplée à l’expérience des anesthésistes chevronnés dont Dr Nomo, Maurice Nguenn, pour stabiliser la patiente. Serein, le Pr Kasia opère. Un bébé de sexe masculin est tiré des entrailles à 8h50, mais il n’émet aucun son. L’atmosphère s’alourdit davantage. Pédiatres, anesthésistes et leurs équipes se relaient à son chevet, s’attelant à le réanimer. Un silence à couper au couteau s’installe.

Au bout de 20 à 25 minutes d’efforts, le nouveau-né pousse enfin de forts vagissements : il est sauvé. Le soulagement se lit sur tous les visages. Pr Kasia et Dr Noah achèvent tranquillement de recoudre la mère. « Merci monsieur, c’est du bon boulot que vous avez fait là. Je l’ai vu. Nous ne devons perdre aucun bébé… », fait reconnais sant, le professeur de médecine à un jeune de son équipe qui vient à passer.

Le reste des interventions se déroule sans encombre, ni émotion particulière. Les bébés de mesdames Ambassa, 46 ans, et Dondjio, 48 ans, tous de sexe féminin, arrivent successivement à 9h45 et à 11h05. « Ceci est le résultat de l’expérience. Nous sommes une équipe résolument engagée derrière le président de la République et son épouse, Mme Chantal Biya, pour sortir définitivement le Cameroun de la léthargie et le positionner dans les hautes sphères mondiales de la gynécologie obstétrique», affirme Pr Kasia. Voilà qui permet de démarrer l’année 2019 en beauté.

Plus que jamais visible grâce à ses prouesses reconnues par les institutions scientifiques internationales de haut niveau, le Chracerh se positionne comme un hôpital de référence en matière de santé de la reproduction. Les patientes affluent de partout : des villes et des villages camerounais, des pays voisins ou éloignés, et même d’Europe, du Moyen Orient. Les soins qui nécessitaient des déplacements à l’étranger sont désormais accessibles sur place et à moindre coût.

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