Télécoms: les régulateurs sur la même longueur d’onde

La 16e rencontre annuelle du Réseau francophone de la régulation des télécommunications ouverte hier à Douala.

«Méthodologies et outils pour la mesure de la couverture et de la qualité de service mobile. » C’est sous ce thème que s’est ouvert à Douala hier, 2 avril 2019, le 16e séminaire annuel du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel). Des assises de deux jours auxquelles prennent part des autorités de régulation d’une vingtaine de pays, lesquels ont en partage cette préoccupation de la qualité de service.

Au niveau du Cameroun en tout cas, c’est « un défi permanent pour le régulateur » et « une préoccupation majeure pour le gouvernement », a indiqué Philémon Zoo Zame, directeur général de l’Agence de régula tion des télécommunications (Art).

Mais un constat s’impose, dressé par les spécialistes du domaine euxmêmes : bien que son importance ne soit plus à démontrer pour les usagers et les fournisseurs de services, plusieurs facteurs, au niveau du réseau et le long de la chaîne de valeur (y compris le terminal, le matériel, l’infrastructure, les services et applications) sont de nature à affecter cette qualité.

En outre, poursuivra le Dg de l’Art, des différences peuvent apparaître entre la qualité de service perçue et la qualité de service évaluée, exigeant du régulateur d’être en état de veille permanente. Il faut ajouter que le levier de la concurrence lui-même ne produit pas toujours les résultats escomptés. Idem pour les sanctions pécuniaires et administratives.

« En dépit des sanctions infligées aux opérateurs, les services offerts ne connaissent pas une amélioration sensible. Ce qui pourrait laisser penser que ces derniers procèdent à une espèce d’arbitrage entre lesdites sanctions et les investissements nécessaires », soutient Philémon Zoo Zame. La tâche n’est donc pas mince, mais le défi doit être relevé.

Le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) reviendra sur l’importance du digital pour le développement.« Il ne fait plus aucun doute que les Tic impactent de façon importante les économies, les sociétés et les cultures », a ainsi rappelé Minette Libom li Likeng.

Le gouvernement a élaboré un plan de développement du numérique qui poursuit des objectifs similaires à celui des travaux lancés hier, à travers la mise en place d’une régulation propice à l’éclosion du secteur de l’économie digitale au Cameroun.

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