Prix Simone Veil: Paul Biya félicite Aïssa Doumara

Le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord a remis hier à la première lauréate du prix Simone Veil, le message d’encouragement du président de la République.

«Nul n’est prophète chez soi, a-t-on coutume de dire, mais je crois qu’Aïssa Doumara Ngatansou vient de briser ce signe indien ». Ces propos sont de Midjiyawa Bakari, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, juste avant la lecture de son discours de circonstance.

Les populations ont fait le déplacement pour l’esplanade des services du gouverneur de l’ExtrêmeNord. Elles sont venues assister à la cérémonie de remise solennelle de la lettre de félicitations du président de la République Paul Biya à Aïssa Doumara Ngatansou.

Le gratin administratif de la région, ainsi que les autorités religieuses parmi lesquelles Mgr Bruno Ateba Edo, évêque du diocèse de Ma roua-Mokolo, étaient présents. Les félicitations adressées à cette digne fille de Yagoua fait suite au premier Prix Simone Veil que la co-fondatrice de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF) a reçu le 8 mars dernier à Paris en France, des mains du président français Emmanuel Macron, à la faveur de la célébration de la 42e journée internationale de la femme.

Aïssa Doumara Ngatansou, a été elle-même victime d’un mariage précoce, forcé puisqu’elle était promise en mariage dès la fin du cycle primaire. Malgré sa réticence, elle a fini par céder à la pression de ses parents, et en classe de 4e, elle était déjà dans un foyer. Il fallait donc faire bon ménage entre l’école et cette charge qu’elle venait d’embrasser. Cette expérience l’a plutôt mûrie à telle enseigne qu’elle n’éprouve pas de réelles difficultés à conduire le bateau ALVF qui compte à ce jour un effectif de 12 personnels permanents et plus d’un millier de bénévoles.

Si les échos de cette association retentissent aujourd’hui au-delà des frontières nationales, c’est grâce au dévouement et à l’abnégation de Aïssa Doumara Ngatansou. « Au début, nous, membres de l’organisation, utilisions nos salaires pour financer nos activités, car nous étions employées ailleurs », a-t-elle confié.

Ses exploits sur le terrain lui ont ouvert d’autres portes et au nombre de celles-ci, il y a les organisations des femmes basées aux Etats-Unis et des partenaires au développement basés au Cameroun, entre autres SNV, VSO, DED et ONU-Femmes. Les Nations Unies appuient également l’Ong à travers des fonds destinés aux activités humanitaires.

Ces dernières années, elles sont de plus en plus nombreuses, les organisations qui écoutent le cri de détresse d’Aïssa Doumara Ngatansou et la rejoignent dans la lutte pour l’égalité des droits humains.

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