Formation professionnelle : le Minefop prend le pouls dans le Nord

Issa Tchiroma a visité les services déconcentré et des centres de formation professionnelle de la région mercredi dernier.

Malgré le lien particulier qu’il a avec la région du Nord, la visite, la semaine dernière, du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), Issa Tchiroma Bakary ne tenait pas à des liens affectifs. Avec les multiples projets qui s’y déploient, des entreprises de plus en plus nombreuses qui s’implantent, les besoins en ressources humaines des collectivités territoriales qui vont croissant, la question de la formation professionnelle n’a jamais été aussi cruciale dans la région du Nord.

Mais avant toute mesure pour redynamiser le secteur, le Minefop voulait faire un état des lieux, et toucher du doigt les principaux écueils dans son domaine et dans la région. Pour ce faire, une visite de travail en deux articulations avec dans un premier temps, le tour des services déconcentrés de son ministère, notamment la délégation régionale du Nord et la délégation départementale de la Benoue.

Et dans un deuxième temps, la visite de quatre centres de formation professionnels, notamment le Centre technique de Garoua à Djamboutou, la Saar SM de Garoua, le Centre de formation des employés de bureau, ou encore le Centre de formation professionnelle rapide aux métiers industriels de Pitoa, première étape de cette visite.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les problèmes ne manquent pas. Effectifs enseignants  insuffisants par rapport à ceux des apprenants trop abondants, infrastructures, mais surtout déficit en logistique pourtant crucial pour les aspects pratiques dans toute formation professionnelle qui se respecte. Les responsables des centres de formation professionnelle ont égrené tout un chapelet de doléances, face à un Minefop attentif.

L’enjeu, partir de cet état des lieux pour engager une vaste réforme devant aboutir à la transformation des centres professionnels du Nord en véritables technopoles, pouvant répondre à la demande de 260.000 emplois du secteur privé identifié par le Minefop cette année.

Si le ministre Tchiroma ne fera pas d’annonce spéciale, il indiquera en effet que de telles visites de prise de contact vont être étendues dans toutes les régions, afin d’actualiser la cartographie des centres de formation professionnelle du pays, et trouver des solutions progressives aux principaux problèmes qui y seront apportés.

Quant aux services déconcentrés chargés d’encadrer ces structures, malgré des moyens de déploiement modiques, le Minefop a loué leur abnégation et les a galvanisés à toujours intensifier leurs efforts pour contribuer à lutter contre « le cancer du chômage ».

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