Les femmes veulent plus de places: Assemblée nationale et mairies

Ambition affichée par un consortium d’organisations de la société civile, des élues locales et des députés lundi dernier au cours d’un dîner plaidoyer à l’Hôtel des députés à Yaoundé.

Actuellement, seulement 28 femmes sont à la tête des 360 communes du Cameroun. Soit 7,5% des élus locaux à l’issue de élections de septembre 2013. Des chiffres en-deçà des 30% recommandés dans les instruments juridiques. Et si les femmes prenaient véritablement les rênes ?

Elles ne veulent plus juste se cacher derrière les grands hommes, mais désormais, prendre les devants. « Démocratie au féminin » leur donne de l’énergie à cet effet. Le consortium d’organisations de la société civile porté par « More Women in Politics » et conduit par le Pr Justine Diffo Tchunkam, a organisé un dîner plaidoyer pour rappeler cet objectif.

La cérémonie présidée à l’Hôtel des députés de Yaoundé lundi dernier par l’honorable Hilarion Etong, premier vice-président de l’Assemblée nationale, représentant le président, s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, élus locaux, députés et leaders des organisations de la société civile.

L’ambition de « Démocratie au féminin »en cette année 2019 est de voir 30% des femmes à la tête des mairies. Cet événement a ainsi réuni une palette d’élues locales et de leaders disposés à partager leurs expériences. Maire d’Akom II, Elise Meka veut plus et davantage de places au sein des appareils politiques.

La maire sollicite ainsi le maintien en place des femmes maires, l’extension des listes zébrées (parité hommes/femmes) à tous les partis politiques, ainsi que l’octroi des moyens financiers aux femmes afin de battre campagne. Occupant les fonctions de maire de Bangangté jusqu’à sa nomi nation le 4 janvier 2019, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain, a réitéré son soutien pour cette initiative et a promis d’encourager, même financièrement, toutes les femmes candidates à la tête des mairies.

Ce dîner plaidoyer en est à sa quatrième édition et l’Assemblée nationale a toujours apporté son soutien, a rappelé l’honorable Hilarion Etong. Ainsi, de 19 femmes en 2007, l’Assemblée nationale en compte 57 depuis 2013. Soit un peu plus de 31%. Au Sénat, ce taux est passé de 20% en 2013 à 26% en 2018.

Pour les prochaines législatives, les participants à cette rencontre espèrent atteindre, voire dépasser les 50%. « Soyez solidaires et plus compétentes ! Gommez les hésitations ! Bâtissez les stratégies ! Renforcez vos capacités en marketing politique », a recommandé le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Une charte de la participation politique des femmes au Cameroun a été signée par plusieurs participants au terme de la rencontre.

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