Centre linguistique de Bafoussam : la première cuvée sur le terrain

Les lauréats ont reçu leurs parchemins jeudi dernier au Centre linguistique, au cours d’une cérémonie présidée par le gouverneur Augustine Awa Fonka.

 

Devant les micros et les caméras, Carole Kenmoé (15 ans), répond aux questions en passant aisément du Français à l’anglais. « J’étais piètre en anglais avant de m’inscrire au Centre linguistique pilote régional de Bafoussam. En deux années, surtout pendant les congés, je me suis perfectionnée. Je suis satisfaite parce que cela va me servir dans l’exercice de l’informatique qui est ma passion et mon métier d’avenir », précise cette élève de la TI (terminale informatique) au Lycée bilingue de Bafoussam.

Carole Kenmoé, est l’une des 35 apprenantes de la première cuvée des lauréats qui ont reçu le 4 avril dernier, leurs parchemins de fin de formation en bilinguisme. Ces attestations délivrées par le Centre linguistique pilote régional de Bafoussam, couronnent l’aptitude des apprenants à s’exprimer autant en français qu’en anglais.

Selon Yvette Elisabeth Essamba, directrice dudit Centre, depuis sa création en 2010, cette institution a formé plus de 19 000 apprenants. Juste 36 personnes ont au terme de cette formation, soutenu le mini-mémoire d’environ 20 pages, qui donne droit au « Bilingual training certificate ». Cette dernière, exhorte les Camerounais à s’inscrire massivement au Centre linguistique pilote de Bafoussam, pour s’intégrer partout où ils se trouveront dans ce pays bilingue, et contribuer à la consolidation du multiculturalisme de notre pays. Car, « l’acceptation de l’autre passe d’abord par l’acceptation de sa langue, de son mode d’expression, et de sa culture. Nous devons y contribuer tous en devenant bilingue. La volonté d’apprendre, et le faire effectivement suffira pour forger notre vivre-ensemble intégral dès la base », clame Elisabeth Essamba.

Pour le gouverneur de la région de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, la création des centres linguistiques pilotes, et la mise sur pied de la commission nationale de promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, sont révélateurs de la volonté du chef de l’Etat, à œuvrer pour consolider le vivre-ensemble des Camerounais. « Par la maîtrise du bilinguisme dans un pays bilingue, il ne va régner entre les compatriotes camerounais, qu’une interconnexion linguistique et culturelle, gage de vie harmonieuse », prône Augustine Awa Fonka.

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