Riz-poisson: les prix restent les mêmes

Dans divers marchés de Douala, les commerçants pratiquent les prix fixés par le ministère du Commerce.

Douala, comme les autres villes du Cameroun, n’a pas échappé à la hausse des prix relevée çà et là sur certains produits de première nécessité, notamment, le riz et le poisson. Une situation qui a obligé le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, à rappeler à l’ordre les opérateurs économiques de ces filières. Une sortie qui a réussi à calmer les ardeurs des uns et des autres et substantiellement, de ramener les prix à la normale.

A Douala, un tour fait dans les marchés de la ville montre que dans la commercialisation du riz et du poisson notamment, la tendance est revenue à la normale. Au marché Sandaga, en ce début du mois d’avril, l’ambiance est bon enfant. Ça crie, ça hurle ici et là au gré des spéculations proposées par les uns et les autres. Dans les poissonneries, les prix sont bien affichés.

Pas question de créer le moindre doute dans la tête des consommateurs, qui sont bien contents, on serait tenté de dire, de ce retour à la normale. « Il y a encore quelques semaines, ce n’était pas ça. Déjà le poisson était rare, et quand il y en avait, la qualité ne suivait pas toujours. Quant aux prix, n’en parlons pas, c’est chacun qui les fixait sur des bases qu’il était seul à maîtriser », déclare une ménagère.

Les commerçants, eux, notamment les petits détaillants, s’ils n’en mènent pas large face à ces griefs, pointent du doigt les grossistes et parlent de marge bénéficiaire. « Les grossistes nous imposent leurs prix et nous sommes obligés de suivre pour rentrer dans nos frais et avoir un bénéfice, d’augmenter les prix du kilogramme de poisson.

C’est pour cela que vous constatez quelques fois des écarts de prix sur certains genres de poissons avec ceux arrêtés par le gouvernement », explique un commerçant. Ce qui n’explique pas tout, quand on sait que certains entretenaient la pénurie pour faire grimper les prix.

En ce qui concerne le riz, dans les étalages et autres magasins de vente, les prix là aussi sont revenus à la normale. Ceux homologués sont respectés, soit 350F le kilogramme de 25% et 425F celui de 5%.

La tension de ce côté-là, n’était pas aussi vive qu’avec le poisson, mais certains commerçants malins ou futés ont profité pendant quelques jours pour se faire du beurre sur le dos des consommateurs. Une tendance observée dans la majorité des autres marchés de la capitale économique, mais qui a depuis fait long feu.

Pour le délégué régional du Commerce, Simon Omgba Belinga, le retour à la normale n’aura cependant pas été un long fleuve tranquille dans la ville de Douala. « Pendant des semaines, il nous a fallu être au four et moulin pour que les prix du poisson et du riz reviennent à la normale. De répressions en fermeture, la tension des prix a fini par baisser » rappelle-t-il.

Et de faire un appel du pied aux consommateurs : « Ce sont les premiers contrôleurs et leur apport est essentiel dans cette lutte contre les opérateurs économiques véreux qui veulent plomber l’action du gouvernement. Nous veillons également entre autres à ce que les pénuries créées par certains soient muselées et réduites à leur plus simple expression, que la concurrence déloyale soit assainie afin que seuls les prix concertés conditionnent la loi de l’offre et de la demande .»

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