Digital: le Cameroun en streaming panafricain

La plateforme Deedo ouvre ses discothèques numériques aux artistes du triangle national.

En Afrique, 660 millions de personnes seront équipées d’un smartphone en 2020, représentant un demi-milliard de connexions Internet. Des perspectives du cabinet d’audit et conseil Deloitte, sur lesquelles Deedo, la plateforme panafricaine de streaming musical, accessible sur mobile, tablette et ordinateur, compte bien s’appuyer pour construire ses stratégies de couverture du marché continental. Un chiffre donné au début du mois d’avril 2019 à Douala aux artistes camerounais, pour leur montrer l’importance d’être présent et accessible sur ses discothèques digitales de plus de neuf millions de titres, avec un gros potentiel en termes de retombées financières.

Ainsi, après le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire et la France pour son premier déploiement en 2017, Deedo est lancé officiellement au Cameroun, avec une présentation de ses différentes formules. Tout comme dans trois autres nouveaux pays. Et à l’horizon 2021, le service va être disponible dans 19 nouveaux pays, dont la Grande-Bretagne.

D’autres pays d’Europe et d’Amérique sont visés. Car comme l’explique Nicolas Omar Diop, alias Nix, rappeur sénégalais et co-fondateur de la plateforme, « l’idée de Deedo est née du constat simple que les artistes africains sont très peu représentés au niveau international. Leurs oeuvres musicales restant pour la plupart accessibles seulement en Afrique avec des plateformes locales ». Deedo se veut donc ambitieux et compte être présent sur le marché international aux côtés des géants du streaming musical que sont Spotify et Deezer.

Il est aussi question, à travers le service de streaming panafricain, de casser le genre-bateau « World Music » sous lequel les artistes africains sont souvent classés à l’international. On retrouve donc sur Deedo des morceaux classés par genres spécifiques : rumba congolaise, afrobeat, mbalax, cabo, blues, électro, makossa, assiko, bikutsi, etc. Et la plateforme ne prend pas seulement la couleur locale sur le plan musical.

Sur le volet humanitaire également, avec le programme « One song, One soul ». « On s’est joints à trois associations qui oeuvrent pour le développement et l’éducation et 5% de ce qui est versé par les clients va à ces associations et une rubrique permet de suivre leurs activités », explique Nix. Il s’agit donc d’être non seulement un acteur du développement musical, mais aussi social

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