Un devoir patriotique

Dans une sortie avant-hier sur les réseaux sociaux, le président de la République, Paul Biya, a fait une déclaration qui parle à l’ensemble de ses concitoyens et à chacun de nous : « Nous n’avons qu’une patrie », assène le chef de l’Etat qui ajoute : « Il est de notre devoir de la défendre et de la conduire, tous ensemble, sur les chemins de la grandeur et de la prospérité ».

Cette interpellation forte qui traduit toute la passion de son auteur pour son pays, en pleins préparatifs de la prochaine fête du 20 mai. Un grand moment d’exaltation de l’unité nationale. Une occasion idoine pour les filles et fils du Cameroun, par-delà leurs différences, de manifester leur joie d’appartenir à un pays bilingue et multiculturel où le vivre ensemble est une réalité.

La 47efête nationale de l’unité qui intervient dans un contexte marqué par des défis économiques, sécuritaires et autres vélléités de partition du triangle national, sera l’occasion pour les Camerounais des 10 régions du pays de se mobiliser pour réaffirmer leur détermination à se tenir aux côtés du président de la République, Paul Biya, du gouvernement, des forces de défense et de sécurité, afin de soutenir leurs efforts visant à préserver non seulement l’unité nationale et l’intégrité du territoire, mais aussi pour bâtir un pays stable et prospère.

A cet égard, il n’est pas superflu de relever que notre cher et beau pays, le Cameroun, représente un héritage commun qu’il importe, envers et contre tout, de préserver jalousement, de proteger, de fructifier.

Ce devoir patriotique incombe à tous les fils et filles du Cameorun, fruit de sacrifices incommensurables consentis par nos ancêtres et nos devanciers sur le chantier de la construction nationale. Il revient donc à chacun de se montrer digne de ce précieux héritage et de ces sacrifices qui ont fait de nous des hommes libres. Force est pourtant de constater que la plupart des menaces à la paix, à l’unité nationale, à la stabilité et au progrès, sont suscitées par certains de nos compatriotes.

Sont-ils alors assez naïfs pour ignorer que le chaos, l’orsqu’il s’installe, ne profite en général à personne ? Par ailleurs, certains problèmes de gouvernance déjà bien identifiés et qui devraient se résorber à court terme avec l’accélération de la décentralisation peuvent-ils être un prétexte suffisant pour installer des portions du territoire national dans la terreur à travers des tueries ciblant notamment des membres des forces de défense et de sécurité, des autorités administratives et autres agents publics, des citoyens innocents ne demandant qu’à vivre en paix dans leur pays ?

Et que dire de la destruction aveugle d’édifices et d’infrastructures, de formations sanitaires, d’établissements scolaires dont certains relèvent d’instutitions religieuses ? Les revendications aussi fondées et pertinentes soient-elles ne sauraient justifier en aucun cas des assassinats et destructions aussi choquants. Qui va réparer les dommages, blessures et autres avatars d’une telle folie ?

En définitive, quel gain pour le Cameroun dans cette escalade dont se délectent hélas, des hommes et femmes sans foi ni loi ? Fiers de leur diversité qui constitue une richesse inestimable, les Camerounais ont fort heureusement appris depuis longtemps à partager les valeurs de paix, de concorde, de tolérance, d’acceptation de l’autre. Ils doivent persévérer dans cette voie qui , seule, peut conduire notre peuple vers son plein épanouissement.

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