Journée mondiale du livre: le droit d’auteur en débat

Le sujet était au centre d’une conférence mardi dernier au Centre culturel camerounais à Yaoundé

La pratique du droit d’auteur au Cameroun permet-elle à l’écrivain de vivre de son travail? C’est cette question qui a réuni mardi dernier, autour d’une table, les acteurs du livre au Centre culturel camerounais à Yaoundé. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale y dédiée. Organisée par le ministère des Arts et de la Culture, la rencontre a connu la présence des éditeurs, imprimeurs, distributeurs, libraires, entre autres.

Pour mieux orienter le débat, les panélistes ont posé certaines bases, notamment en ce qui concerne le nombre de Camerounais encore intéressés par la lecture du livre papier, à l’aune du numérique et du boom des chaînes de télévision. « La réponse à cette préoccupation est mitigée. En temps normal, aucun écrivain ne vit de son art au monde. Mais on peut repenser tout cela pour une amélioration de ce secteur, ce au profit de tous », a relevé le président de la Commission du livre scolaire et éditeur, le Pr. Marcellin Vounda Etoa.

Le livre n’appartient donc pas à l’écrivain mais plutôt à celui qui le reçoit, donc le lecteur. Ce dernier est appelé à encourager l’écrivain en achetant les ouvrages mis à sa disposition. Ce n’est qu’à ce prix que l’auteur pourra jouir des fruits de sa plume. « Le livre apparaît ainsi comme un sport collectif où chacun est appelé à jouer sa partition. Une fois ces efforts mis ensemble, on est sûr d’obtenir de bons ré sultats : le best-seller », a indiqué le Pr. Patricia Bissa, enseignante à l’université de Yaoundé I.

Toutefois, certains participants ont plaidé par une réduction des prix, pas toujours à la portée du Camerounais moyen. « Nous vous exhortons à revoir comment rendre le livre accessible. Cela passe par une baisse des prix afin que cha cun puisse se le procurer », a souligné le Pr. Alice Minkala. En conclusion, il est ressorti que les problèmes liés au livre existent partout dans le monde, même dans les pays dits développés. Vivre de l’écriture devient donc une utopie pour les auteurs qui sont souvent obligés d’exercer une activité connexe afin de subvenir à leurs besoins.

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