Du gagnant-gagnant à l’horizon

L’ouverture prochaine d’une ambassade de ce géant d’Asie à Yaoundé fait charrier de nombreux espoirs au regard des multiples opportunités dont regorgent les deux pays.

En recevant l’année dernière une délégation de journalistes de plusieurs pays d’Afrique francophone, le sous-secrétaire indien en charge des Relations extérieures avait donné la nouvelle vision que l’Inde voudrait donner à sa coopération avec ces pays. «L'ouverture de nouvelles ambassades permettra de renforcer la coopération économique entre l'Inde et l'Afrique et de consolider les liens avec la diaspora indienne établie dans les pays africains», avait alors déclaré Shri T.S. Tirumurti. «Le partenariat avec l’Afrique n’est pas un partenariat de convenance, mais un partenariat de conviction».

Il ressort de cette sortie que New-Delhi mise non seulement sur une implantation institutionnelle, mais aussi pour renforcer sa relation avec ces Etats. Dans le casting, figurent en bonne place le Cap-Vert, le Tchad, le Burkina Faso, le Congo, le Djibouti, la Guinée équatoriale, l'Érythrée, la Guinée, la Guinée Bissau, la Somalie, le Swaziland, le Libéria, la Mauritanie, le Rwanda, Sao Tomé & Principe, la Sierra Leone, le Togo et bien sûr le Cameroun qui accueilleront dès 2021 des ambassades indiennes sur leur sol.

Le Cameroun qui figure donc dans ce casting devra tirer profit de cette nouvelle politique d’expansion de l’Inde sur le continent. Surtout quand on se souvient qu’au cours de sa dernière visite en juillet 2018 à Kampala en Ouganda, le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait décliné les dix principes directeurs qui devront servir de colonne vertébrale à cette nouvelle coopération avec l’Afrique.

Au-delà de la relation que ce géant d’Asie entretient déjà avec le berceau de l’humanité, ce nouveau partenariat devra se densifier dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des technologies, de l’éducation, de la santé, du numérique, des infrastructures, etc. Afrique en miniature, riche de par sa population dynamique, sa biodiversité, son sous-sol garni et son climat favorable, le Cameroun pourra constituer une terre d’opportunités pour ce pays émergent d’Asie en quête de matières premières.

Avec une population évaluée à 1,339 milliards d’âmes, selon un rapport de la Banque mondiale datée de 2017, l’Inde est en retour un vaste marché pour les opérateurs économiques camerounais. Evoluant dans un secteur privé entreprenant et un environnement des affaires qui ne cesse de s’améliorer au fil des années, les hommes d’affaires indiens, rassemblés au sein de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de l’Inde (FICCI), pourront être de véritables interlocuteurs ou servir de relais à leurs homologues camerounais. Surtout à en croire leur président, Rahul Sharma, ce regroupement «écoute, influence et connecte les opérateurs économiques». Entre le Cameroun et l’Inde, c’est une coopération bilatérale gagnantgagnant qui s’annonce en perspective.

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