Fêtes de fin d’année: les aviculteurs rassurent

Pendant que les mises en place se poursuivent, des mesures sont en cours pour renouveler le cheptel. 

Bandjoun, département du Koung-Khi. Martin Tagne, aviculteur de la localité, s’affaire à la désinfection de ses fermes. Il s’agit là d’une phase préliminaire en attendant les commandes de poulets de chair qu’il a passées. Il a, en effet, commandé 11000 poulets de chair en deux bandes respectives de 3000 qui seront livrés au plus tard le 20 novembre prochain, et 8000 autres poulets qui seront programmés. Ces commandes lui ont coûté la bagatelle de 5,5 millions de Fcfa. Blaise Kamdoum, autre éleveur, envisage également de mettre en ferme un peu plus d’un millier de poulets dans les prochains jours. Selon des informations dignes de foi, des producteurs de poussins comme la Société des provenderies du Cameroun (SPC), ont un potentiel de production énorme. De quoi gérer la demande locale pour relancer la filière, et éviter les importations de poulets. Compte tenu de la pression des fêtes, le prix du poussin est passé de 485 Fcfa à 500 Fcfa en moyenne. 
Ces indicateurs sont autant de signes que les voyants sont progressivement au vert selon la plupart des éleveurs, pour que les poulets soient disponibles sur le marché durant les fêtes. « Globalement, beaucoup de choses sont en cours pour que les ménagères soient satisfaites en termes de poulets de chair, car leur production a un cycle court, compris entre 40 et 45 jours maximum », confie Blaise Kamdoum. Il en veut pour preuve l’une des résolutions de la réunion du 17 octobre dernier avec le Comité de compétitivité pour la relance du secteur, qui prévoit, comme mesures urgentes, l’élevage d’environ deux millions de poulets sur le plan national, pour affronter cette période de grande consommation. 
Au niveau des œufs, la relance va prendre un peu plus de temps, indique notre interlocuteur. Il reste surtout perplexe sur le sort du département de la Mifi, où l’interdiction de commercialisation des produits avicoles n’a pas encore été levée. Les aviculteurs souhaitent donc que l’Etat mette la main à la pâte, que ce soit en termes de facilité d’accès aux poussins et d’aliments. Pour ce dernier cas, des pourparlers seraient en cours avec l’Interprofession avicole pour voir dans quelles mesures les éleveurs pourront acheter le maïs à un prix bonifié et moins cher que celui pratiqué sur le marché. 
 

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