Elections générales en Afrique du Sud: pas d’inquiétude pour l’ANC

Bien que miné actuellement par un certain nombre de difficultés, le parti du défunt Nelson Mandela ne devrait pas avoir mal à s’assurer une sixième victoire aux élections générales qui ont lieu ce jour.

Ces derniers jours, Cyril Ramaphosa, le président de la République d’Afrique du Sud n’a ménagé ni son temps, ni son énergie pour parcourir les principales agglomérations de la nation arc-en-ciel. Du résultat de l’African national Congress (ANC), le vieux parti historique qui prendra part, aux côtés de 47 autres formations politiques aux élections générales du 8 mai 2019, dépend son maintien à la tête de ce pays. Si la plupart des observateurs présents en Afrique du Sud, dans le cadre de ces échéances électorales, ne se font pas de doute sur la victoire de l’ANC, la sixième d’affilée, c’est le score qu’il va pouvoir réaliser qui intéresse.

En mai 2014, le parti s’en était tiré avec 249 sièges sur les 400 que compte l’Assemblée nationale. Entretemps, il y a eu la démission forcée de son prédécesseur Jacob Zuma, empêtré dans des scandales de corruption. Une situation sur laquelle surfent du reste les adversaires de l’ANC, dont l’Alliance démocratique (DA) de Mmusi Maimane et les Combattants pour la liberté économique (EFF) de Julius Malema, qui ont obtenu respectivement 89 et 25 sièges lors des dernières élections.

Le président sortant s’est lancé en campagne sur le slogan de la lutte contre la corruption et du redressement économique du pays. Dans les rues, les cafés où ses militants arborent fièrement leurs tee-shirts jaunes et lors de nombreux meetings organisés à travers le pays, l’ANC continue de faire foule. Il en faut pourtant plus pour décourager ses principaux adversaires, dont l’AD et l’EFF. Ce dernier a du reste durci son discours ces derniers jours et adopte volontiers un ton provocateur, promettant notamment la redistribution des terres à la majorité de la population noire.

Comme on a pu le suivre lors de son meeting de dimanche dernier au Orlando Stadium de Soweto. Son leader, Julius Malema, ancien de la jeunesse de l’ANC et en rupture de ban depuis environ une décennie avec cette formation politique, se présente aux siens comme le « fils du terroir ». Pourtant, il n’y a pas que les membres de l’Economic Freedom Fighters (EFF) qui ont durci leur discours dans cette campagne électorale.

Ce qui fait du reste craindre la montée de violences xénophobes pendant et même après ces élections. Les autorités sud-africaines se sont voulues pour leur part rassurantes vis-à-vis des membres du groupe africain du corps diplomatique dans le pays, dont les ressortissants pourraient être visés

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