Politique

Coopération Cameroun-Commonwealth: une délégation au Minrex

Conduite par Katalina Sapolu, elle a été reçue vendredi dernier par Félix Mbayu, ministre délégué auprès du Minrex chargé de la coopération avec le Commonweath.

Le Commonwealth veut renforcer son soutien au Cameroun. C’est la principale mission d’une délégation du Commonwealth arrivée jeudi soir à Yaoundé. Conduite par Katalina Sapolu, elle a été reçue en audience vendredi par Félix Mbayu, ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé de la coopération avec le Commonwealth. Rien n’a filtré de la rencontre.

Toutefois, cette visite de travail avait pour but d’étudier les contours de renforcement des relations entre le Commonwealth et Cameroun, écouter les autorités, les acteurs de la société civile et les acteurs politiques clé. A terme, il s’agit d’aider le Cameroun à sortir de la crise qu’il vit en améliorant l’assistance apportée par le Com monwealth et donner un feedback au siège de l’institution.

En effet, le Cameroun a adhéré au Club des Gentlemen en 1995 et développe depuis lors des relations sur les plans politique, économique, social, culturel et sportif, notamment. La secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland QC, a d’ailleurs effectué une visite officielle de cinq jours au Cameroun du 18 au 22 décembre 2017, sur invitation du chef de l’Etat, Paul Biya. Elle venait réitérer l’assistance de cette organisation pour les efforts du pays face à la si tuation sociopolitique dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Par ailleurs, la création en 2002 de la Commission des présidents Cameroun-Commonwealth visait à proposer et conduire à terme les réformes arrêtées d’accord parties dans les domaines de la justice, des droits de l’Homme, des élections et de la décentralisation. Entre autres réalisations de cet organe ad hoc : la mise en place de l’Observatoire national des élections en 2003 ; l’élaboration des lois fondatrices ayant entraîné la mise en place de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés en juillet 2004 ; la création de la Commission nationale anti-corruption en 2006 et la création d’Elections Cameroon en 2008, entre autres.

Cette coopération bilatérale se manifeste également par des réalisations telles que l’informatisation du système judiciaire, la création d’une banque de données informatisées de détenus, la formation des officiers de police, de gendarmes, de magistrats et de journalistes sur le respect des droits fondamentaux de l’Homme. A

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