Zone de libre échange continentale: rendez-vous le 30 mai

L’entrée en vigueur de ce marché continental commun dès la fin de ce mois contribuera à booster les échanges commerciaux entre pays africains.

Un peu plus d’un an après la signature de l’accord y relatif à Kigali au Rwanda par 44 Etats membres de l’Union africaine (UA), la Zone de libre échange continentale (Zlec) entre officiellement en vigueur dès le 30 mai prochain. Cette décision intervient après la signature de la Sierra Leone et de la République arabe sahraouie démocratique, qui ont porté à 22 le nombre de ratifications, le seuil minimum requis par la Commission de l’institution panafricaine en vue de son lancement.

Mais, une réunion d’experts de l’Union africaine et des ministres africains du Commerce, prévue en juin à Kampala en Ouganda, devra permettre de baliser le chemin au lancement de la phase opérationnelle annoncée pour le 7 juillet prochain à Niamey au Niger, à l’occasion d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement du continent. Destiné à dynamiser un marché potentiel de 1,2 milliard de consommateurs avec un Produit intérieur brut combiné de 2,5 milliards de dollars, ce projet né en 2012 permettra de booster le commerce intra-africain de 52,3% par an, selon la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA).

L’avènement de la Zlec contribuera à la réduction des droits de douane intra-africains. Une baisse qui est l'une des conditions de l’éclosion de ce vaste marché commun appelé à générer des gains de l’ordre de 3,6 milliards de dollars en Afrique. Mais, il va falloir au préalable mettre en place des organes de dialogue, de surveillance et d’assistance technique afin de balayer la méfiance dont font preuve certaines économies dites « fragiles ». A ce sujet, l’on annonce l’avènement d’un « Organe de règlement des différends » .

Du côté de la Banque africaine de développement (BAD), la mise en œuvre effective de la Zlec constitue un motif de fierté parce que constituant un vivier d’opportunités. A en croire son président, Akin wumi Adesina, « une Afrique sans frontières n'est pas seulement un idéal politique. Elle pourrait également constituer le fondement d'un marché continental concurrentiel pour accélérer la croissance et rendre le continent plus compétitif dans le commerce mondial et les chaînes de valeurs ».

Il exhorte ainsi les pays africains à éliminer les tarifs bilatéraux appliqués en Afrique ; maintenir les règles d'origine simples, flexibles et transparentes ; supprimer toutes les barrières non tarifaires sur les biens et services.

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