Afrique du sud: scrutin dans le calme

26 millions d'électeurs environ se sont rendus hier aux urnes dans le cadre des élections générales qui vont aboutir au choix du président de la République.

Gallagher Combined School de Midrand, dans la province du Gauteng hier. Il est environ 10 h 30mn. À l'extérieur de cet établissement où sont installés des bureaux de vote, trois tentes sont dressées. Elles sont aux couleurs de trois des 48 formations politiques en lice dans le cadre des élections générales qui se tiennent dans le pays: l'African National Congress (ANC), l'Alliance démocratique (AD) et l'Economic Freedom Fighters (EFF). Ici, l'on enregistre les partisans de ces formations politiques, dont certains arrivent par bus entiers.

Dans l'enceinte, une longue file d'électeurs devant une préposée munie d'un appareil. Chaque électeur présente une pièce d'identité qui est scannée, puis a droit à un récépissé qui donne le droit d'accès au bureau de vote. Bien évidemment, il faut être inscrit sur les listes électorales pour bénéficier du précieux sésame. Le tout se passe sous le regard discret, mais vigilant des membres de la Commission électorale, reconnaissables à leurs tee-shirts bleu-ciel. Quant aux scrutateurs des partis qui font des va-et-vient, ils arborent simplement des badges.

Une fois le récépissé obtenu, on peut alors accéder au bureau de vote, loin des regards des personnes non autori sées. La police sud-africaine veille. Ici, comme dans les près de 23 000 bureaux de vote installés à travers le pays, ils étaient environ 26 millions attendus pour prendre part à ces élections générales. L'un des principaux enjeux, comme l'affirmait du reste un observateur, est en effet le taux de participation.

Car si cette journée de vote est fériée ici, l'on observe certes pas les embouteillages habituels, mais la plupart des commerces ont ouvert normalement. L'autre enjeu et sans doute le plus important, est le renouvellement de l'Assemblée nationale et des conseils provinciaux. Les 400 membres de cette institution seront ensuite appelés à élire le président de la République.

Candidat à sa propre succession, Cyril Ramaphosa, le président de l'ANC est donné largement favori. La seule incertitude étant le score que va réaliser le vieux parti historique. En effet, depuis sa prise de pouvoir en 1994, ses scores aux cinq dernières élections générales organisées dans le pays n'ont cessé de baisser. Le scrutin qui a commencé à 7 h, heure locale, et 6h au Cameroun, s'est achevé à 21h.

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