Défense et sécurité: deux cuvées de l’Eiforces sur le terrain

La remise des brevets a eu lieu lundi en présence du Mindef, Joseph Beti Assoma..

Ils sont un peu plus d’une trentaine, les lauréats qui sont sortis lundi de  l’Ecole internationale des Forces de sécurité (Eiforces) de Yaoundé. Ils viennent de onze pays d’Afrique et ont suivi deux cycles différents : le brevet d’études supérieures de sécurité (troisième promotion) et le stage des formateurs en ordre public (15e promotion). La particularité de ces deux promotions vient du fait que leur formation arrive à terme lorsque l’Organisation des Nations-unies vient de reconnaître à l’Eiforces son standard international. Une plus-value dans le prestige des enseignements reçus, a souligné le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, par ailleurs, président du Conseil d’administration de l’institution.  Dans un contexte de résurgence des attaques terroristes en Afrique et dans le monde, l’Eiforces se positionne comme un centre d’excellence pour la mise à niveau de l’élite dans ces domaines de compétence.
Dans cette perspective, l’école développe les compétences, ouvre l’esprit des apprenants sur les enjeux de l’heure, les préparent à élaborer les stratégies sécuritaires, à anticiper sur les événements, à assumer de hautes responsabilités et surtout l’Eiforces veut faire d’eux des forces de proposition dans leurs pays respectifs. Et pour montrer, qu’ils sont prêts, les stagiaires ont simulé un cas de rapport entre les populations et les forces de l’ordre à l’horizon 2030. Dans cet exercice, ils ont présenté les différentes situations possibles, avec une virtualité de détérioration de ces rapports, de montée des violences ou alors une perception plus favorable avec le règne du respect des lois et règles établies, le renforcement de la police de proximité et la réduction des zones de non-droit dans les agglomérations.
Dans l’un et l’autre cas, les lauréats concluent que dans l’avenir, la probabilité de cristallisation des liens entre les populations et les forces de sécurité relèvera des domaines autres que la sécurité. Tout dépendra, selon eux, du niveau d’éducation des populations, du développement du pays, de l’accès à la santé, du taux de chômage, etc.
Joseph Beti Assomo a insisté pour que chacun des lauréats soit le meilleur ambassadeur de l’Eiforces partout où il se trouvera dans le cadre de l’exercice des enseignements reçus.
 

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