Réforme de l’état-civil: des formations pour les acteurs

Les acteurs de l'état civil vont être soumis à une série lancée à Douala et initiée par le Bunec grâce à la coopération avec la GIZ.formation

Une série de formations lancée la semaine dernière à Douala, par le directeur général du Bunec, Alexandre Marie Yomo.

Grâce à la coopération allemande GIZ, les besoins en matière de formation des acteurs de l’état-civil seront identifiés. Une série d’ateliers lancée à Douala le 7 mai dernier par le directeur général du Bureau national de l’état civil, Alexandre Marie Yomo, va permettre de procéder à l’identification des pré-requis des besoins de formation de tous les acteurs intervenants en matière d’état-civil. Afin de concevoir un plan de formation adapté et cohérent.

Après Douala, les ateliers vont se tenir à Limbe, Buea, Garoua et Ebolowa, dans les régions pilotes du projet de réforme de l’état-civil. Pour le Dg du Bunec, l’activité vise à renforcer la capacité du bureau national, mais également à accroître la demande de l’état-civil. Notamment, l’utilisation des services offerts à la population. « Ce plan de formation des acteurs de l’état-civil n’est pas en soi nouveau dans le processus de réforme de l’état-civil au Cameroun. Ce qui change, c’est que cette fois, nous avons associé les acteurs de l’état-civil dans l’identification des besoins en formation. Je voudrais me féliciter de la coopération de l’Allemagne en matière d’état-civil », a indiqué le Dg du Bunec.

Pendant deux jours, il a été question d’aborder les problèmes de formation, mais aussi de s’intéresser aux propositions d’approches pédagogiques les plus bénéfiques en fonction des cibles, et de relever les thématiques les plus pertinentes. Il faut relever que ces rencontres font suite aux résultats d’une étude diagnostique et d’une évaluation complémentaire du système national de l’état-civil, menées en 2006 et en 2016. Lesquelles ont révélé des insuffisances et des dysfonctionnements du système de l’état-civil au Cameroun et l’absence de formation des acteurs.

Ces insuffisances ont d’ailleurs conduit à la mise en oeuvre, en 2010, d’un Programme de réhabilitation de l’état-civil au Cameroun (Pre2c) et à l’adoption, en juin 2017, d’un plan stratégique d’amélioration du système d’enregistrement des faits d’état-civil et de production des statistiques de l’état-civil. Le programme de réhabilitation a déjà donné lieu à la formation de 4100 officiers et secrétaires d’état-civil, au renforcement des capacités du personnel de la direction des Affaires politiques du ministère de l’Administration territoriale, entre autres.

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