Réfugiés et déplacés internes en Afrique: les propositions du Parlement panafricain

Promotion du dialogue et de la paix, réduction des conflits armés, autonomisation socio-économique des jeunes, ratification des instruments juridiques existants sont entre autres suggestions émises lundi à Midrand à l’occasion d’une session spéciale consa

Une quinzaine d’interventions de personnalités issues d’institutions internationales africaines et mondiales, à l’instar de celle du secrétaire général de l’Union interparlementaire (UIP), Martin Chungong, hier à Midrand en Afrique du Sud, au cours d’une séance plénière entièrement dédiée au thème 2019 de l’Union africaine (UA). « 2019 : l’année des réfugiés et déplacées et déplacés internes. Pour des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique », avait-on décidé à Addis-Abeba. Les membres de l’institution législative de l’UA ont voulu, à leur façon, s’associer à la réflexion sur la recherche de solutions à ces problèmes.

En ouvrant les travaux à l’hémicycle Idriss Ndélé Moussa, le président du Parlement panafricain (PAP), Roger Nkodo Dang n’a pas manqué de relever l’ampleur de ces phénomènes aujourd’hui. Car, a-t-il rappelé, à ce jour, l’Afrique à elle seule enregistre plus de 1/3 des 14,5 millions de personnes déplacées dans le monde. Les femmes et les enfants payent le plus lourd tribut, « en raison de leur vulnérabilité », a souligné Roger Nkodo Dang. Si les principaux orateurs ont reconnu que les conflits armés jouent un rôle important dans l’exacerbation de ces phénomènes, ils ont en outre souligné que d’autres facteurs, comme les catastrophes naturelles n’y sont pas étrangers. Les cas des récents cyclones Idai et Kenneth dans la zone de l’Afrique australe ont été cités dans ce cadre.

Martin Chungong, le secrétaire général de l’UIP a fait remarquer que la situation actuelle est assimilable à « une atteinte à la dignité humaine ». S’exprimant au nom du secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, le chef des affaires politiques et diplomatiques de la Ceeac, Hamuli Baudoin a révélé que l’Afrique centrale est aujourd’hui considérée comme la sous-région la plus affectée. Les déplacements de personnes, du fait des exactions de la secte terroriste Boko Haram sont à l’origine d’importants déplacements de personnes dans des pays comme le Cameroun, avec environ 350 000 réfugiés sur son territoire, et le Tchad, a-t-il fait savoir.

Les conflits internes, comme c’est le cas en République centrafricaine, entraînent également des mouvements de populations, avec des conséquences fâcheuses pour les pays d’accueil, a-t-il déploré. A toutes ces difficultés, il faut ajouter les mouvements de personnes à la recherche d’un mieux-vivre, avec des effets désastreux comme cela est observé depuis quelques années dans la Méditerranée. Pour faire face à cette situation, l’application d’un certain nombre d’instruments juridiques déjà existants a été proposé.

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