Dérèglement climatique en Afrique : la solution des énergies renouvelables

La question était au cœur d’une conférence universitaire donnée mardi à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, par Ségolène Royal.


L’Afrique a besoin d’être équipée en énergie renouvelable. C’était tout le sens de la conférence donnée à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, mardi dernier par la présidente de la Cop 21, Ségolène Royal. C’est devant l’ensemble de la communauté universitaire et en présence du Pr. Jacque Fame Ndongo, ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques que cette envoyée spéciale de l’alliance solaire a démontré son expertise sur la question du dérèglement climatique.

 Son ouvrage, « Manifeste pour une justice climatique », a été le guide de cette séance d’échanges placée sous le thème : « La justice climatique et l’impact du réchauffement climatique des pôles jusqu’en Afrique ». Celui-ci présente dans les détails les conséquences du dérèglement climatique sur les plans politique et socio-économiques, mais également des solutions.

En résumant Ségolène Royal, le Pr Jacques Fame Ndongo, ramenant la situation dans le contexte camerounais, a expliqué que sur le plan politique, le déploiement rapide de la secte islamiste Boko Haram est lié à la désertification et à l’assèchement du bassin du lac Tchad. Ce dérèglement sur le volet économique participe aussi de la paupérisation de l’univers et est vecteur de nombreuses maladies sur le plan social. Les pays du Nord comme ceux du Sud doivent pour ce fait, être solidaires, car les conséquences du dérèglement climatique touchent tout le monde.

L’intérêt pour l’Afrique reste le développement des énergies renouvelables afin de sortir de l’injustice climatique. « C’est le fait que les pays industrialisés, pendant des décennies, polluaient la planète en utilisant les énergies possibles, dont le gaz carbonique qui a entraîné cette couche de pollution autour de la planète provocant le dérèglement climatique », a expliqué Ségolène Royal.

Un dérèglement qui pourrait être renversé « grâce à l’énergie solaire en hydroélectricité, à la géothermie, en la biomasse…en ce moment là, non seulement l’Afrique ne sera pas en retard par rapport au problème énergétique mais pourra être en avance, puisque de toute façon il n ya plus le choix. Il faut aller vers les énergies propres », a poursuivi la présidente de la Cop 21.

« C’est de l’intérêt des pays qui sont déjà industrialisés de comprendre que l’Afrique a intérêt, elle aussi, à accéder aux énergies renouvelables pour créer sa propre industrie et surtout pour valoriser sur le continent africain, les ressources minières qui aujourd’hui sont exportées brutes et valorisées ailleurs, faute d’énergie sur le territoire africain », a conclu Ségolène Royal. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category