RDC: Kabila fait l’état des lieux

Face au Congrès mardi, le président congolais s’est réjoui des nombreux progrès réalisés et a condamné les violences. 

Dans un discours prononcé mardi sur l’état de la nation au Parlement réuni en Congrès à Kinshasa, Joseph Kabila a dressé d’entrée de jeu un bilan flatteur de son séjour à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) depuis 2001. Le président congolais s’est ainsi réjoui des nombreuses réformes initiées qui ont permis au pays de renouer avec la croissance ainsi que des récents changements institutionnels. «Il y a quinze ans, la RDC était un lambeau, un non-Etat. Face à une nation déchirée, j’avais pris un engagement précis de réaliser des changements profonds dans tous les secteurs de la vie nationale. Du chemin a été parcouru. Un long chemin semé d’embûches. Des institutions ont été installées entraînant des réformes sans précédent. Les provinces sont passées de onze à vingt-six», a-t-il souligné. «Hier sujet des préoccupations, la RDC est citée en exemple», s’est-il vanté. 
Tout en soulignant que la paix demeure encore fragile, Joseph Kabila n’a pas manqué de fustiger l’ingérence étrangère qui, selon lui, relève d’une une autre époque bien lointaine. Quant à son avenir politique après la présidentielle repoussée de novembre courant à avril 2018, le chef de l’Etat a déclaré : «Pour ceux qui semblent se préoccuper de mon avenir politique, qu’ils sachent que la RDC est une démocratie constitutionnelle. La Constitution a tout réglé. N’ayant jamais été violée, elle sera respectée dans toutes ses dispositions. Pour lui, la population est devenue aujourd’hui un champ d’expérimentation des manœuvres insurrectionnelles. «Aucun agenda politique ne saurait justifier la violence. Miser pour accéder au pouvoir sur le sang congolais est, pour le moins, moralement condamnable», a dénoncé M. Kabila qui a invité l’opposition radicale à signer l’accord politique issu du récent dialogue national. 
Saluant au passage le rôle joué par la Facilitation de l’Union africaine et la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), il a également souligné qu’«il est impératif que nous conjurions les manœuvres tendant à prendre le pouvoir par la force ou par toute autre voie anti-constitutionnelle. Je lance une invitation à la classe politique à se préparer à la rencontre du souverain primaire. Car, dans quelques mois, des scrutins seront convoqués ». 
 

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