Baccalauréat général : c’est parti !

Plus de 138 583 candidats, dans le sous-système francophone, affrontent depuis hier sur l’ensemble du territoire national cet examen qui marque la fin des études secondaires.

Il va bientôt être 8 h et un groupe de femmes campe en face du lycée de Nkolndongo à Yaoundé. Ce sont les parents de quelques candidats qui ont accompagné leurs enfants au centre d’examen. Ils sont de l’autre côté de la route, les yeux fixés sur le portail de l’établissement. « Je suis là depuis 6h30. J’ai vu ma fille franchir le seuil de l’établissement. J’attends au moins 30 minutes après le début de la première épreuve avant de retourner à la maison, rassurée qu’il ne lui manque rien et qu’elle est bien admise en salle ». Pauline Hiong, le parent qui parle ainsi, rappelle qu’un enfant n’est jamais assez grand aux yeux de ses parents pour être accompagné à un examen. « C’est une marque d’attention et d’encouragement. Accompagner mon enfant dans son centre d’examen est le terme d’un travail de suivi que j’ai commencé avec lui depuis le début de l’année scolaire », se réjouit une autre parente, Gertrude Flore Tiolack qui ajoute : « Aucun parent de candidat ne peut rester indifférent. Même ceux qui ne sont pas disponibles pour accompagner leurs enfants dans leurs centres de composition sont avec eux en pensée, pendant tout l’examen ». 
A l’intérieur du centre d’examen, c’est le calme qui règne. La sirène de lancement des épreuves a retenti et hop, c’est parti ! « Tout se passe bien. Aucun retard enregistré au lycée de Nkolndongo chez les candidats. Le staff est au complet et est arrivé vers 6 h », confie Odette Nguingnang, chef de ce centre d’examen. Elle va et vient, sillonne l’établissement de long en large pour être sûre que tout le dispositif est en place : la police, le comité de vigilance, etc.  
A un jet de pierre de là, au lycée d’Anguissa, un candidat est suivi de près par un surveillant. Elle va aux toilettes et on la tient à l’œil. C’est la règle. Ici aussi, Gisèle Hortense Essomba, le proviseur, affirme que tout a bien commencé. Ici et là, comme dans plusieurs autres établissements de la capitale, les candidats ont été ponctuels pour la plupart. Seules quelques absences ont été enregistrées dans certains établissements. Les candidats entraient en salle avec le matériel requis. Pas d’encombrement, pas de sac, pas de blouson. Ils sont assis deux par table-banc, parfois un selon les cas et le silence est la règle d’or.  
Dans l’arrière-pays, c’est presque la même ambiance qui a prévalu pour les 138 583 candidats inscrits au baccalauréat de l’enseignement général de cette année scolaire. Du chacun pour soi.
 

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