Livre : Fame Ndongo décrypte Paul Biya

Le dernier ouvrage du sémioticien se veut une grille de lecture fondée sur le chiffre 4 autour duquel s’articule le nom du président de la République.

La dernière publication du Pr. Jacques Fame Ndongo s’achève bien par une mise en garde en quatrième de couverture : « Cet ouvrage n’est fondé ni sur la magie, ni sur des fantasmes. Il s’articule autour du chiffre 4 ». Une précision qui vaut bien son pesant d’or au regard du titre même de la deuxième édition de l’ouvrage : « Le phénomène Paul Biya. Essai de sémiotique arithmétique », édité au début de cette année 2019 par Editafric a en effet de quoi faire reculer le lecteur non averti. L’illustration de la couverture renvoie aux diverses structures de l’univers, à l’ancienne coiffure ekang chez les beti-bulu-fang et au triangle de Pascal, le célèbre mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français. Pourquoi cette référence à Blaise Pascal ? Jacques Fame Ndongo, en page 9 de cet ouvrage qui en compte 310 indique avoir découvert, après avoir ausculté la vie de ce savant, que « son nom est articulé autour du nombre 4 : « Blaise Pascal » 6 graphèmes et 6 graphèmes = 12 = (4x3) ou 4+4+4 ». Pour la compréhension du lecteur, Jacques Fame Ndongo donne du reste une définition du graphème (lettre) dans le lexique de l’ouvrage. On comprend également d’entrée de jeu que le nombre 4 occupera une place importante dans la dernière publication de l’universitaire camerounais. Et pourquoi ? D’abord l’auteur a dû procéder au choix d’un corpus : « Paul Biya », en raison notamment de sa clarté au niveau de sa forme linguistique : « (4+4=8) ». 4 étant par ailleurs « le seul nombre entier dont la moitié multiplié par elle-même donne le nombre initial : 4=2x2=4 ». Il s’agit donc pour lui d’un « nombre exceptionnel » et même « unique ».  
L’auteur indique avoir voulu comprendre le fonctionnement scientifique, et même arithmétique du personnage central de son ouvrage. Un homme « hors pair, pétri de culture gréco-latine, haut fonctionnaire méticuleux et pointilleux… » Il précise qu’il y a peu, il a découvert que le chiffre 4 sous-tendait le fonctionnement de son personnage principal. Un personnage dont l’ensemble du nom comporte huit lettres, soit 4 pour le prénom et 4 pour le nom, chacun de ces deux éléments étant du reste constitué de deux consonnes et de deux voyelles. Ensuite, le village qui a vu naître cet homme : Mvomeka’a qui comporte également 4 consonnes et 4 voyelles ; Nden, la bourgade située dans l’arrondissement de Zoétélé, dans le département du Dja-et-Lobo où celui-ci fait ses premiers pas d’élève, décrochant au passage le Certificat d’études primaires élémentaires (ancêtre du Cep), est constituée de quatre lettres. Plus loin, le Lycée général Leclerc de Yaoundé où Paul Biya poursuit ses études secondaires comporte 28 lettres, soit 4x7, et même la Sorbonne où il s’inscrira plus tard, est un ensemble de huit lettres, soit 4x2. Même le nom de jeune fille de l’épouse du président de la République n’échappe pas au décryptage opéré par l’auteur avec le nombre 4. Près d’une quarantaine de pages, comprenant notamment l’introduction et les deux premiers chapitres de l’ouvrage permettent de comprendre l’importance de ce chiffre dans la vie, le parcours et l’action menée par le héros principal.
L’ouvrage, a été publié grâce à la prime trimestrielle octroyée par le président de la République à tous les enseignants permanents des universités d’Etat du Cameroun depuis 2009, dont l’auteur. Il est le fruit d’une intense recherche de la part du Pr. Jacques Fame Ndongo. Il fait à la fois recours à la sémiologie, à la sémiotique et bien évidemment à l’arithmétique que l’on pourrait pourtant croire étrangère au champ de recherche de cet universitaire camerounais, auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont la première édition de : Le phénomène Paul Biya. Essai de sémiotique arithmétique parue l’année dernière aux mêmes éditions Editafric. Cette immixtion dans le domaine de l’arithmétique l’amène à la création de qu’il convient désormais d’appeler « la sémiotique arithmétique ». D’où l’intérêt de ce livre auprès des chercheurs et même des simples lecteurs qui peinent encore à comprendre l’homme Paul Biya.
 

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